Aujourd’hui, la Tunisie et l’Algérie commémorent le 68ᵉ anniversaire des événements de Sakiet Sidi Youssef
Dimanche 8 février 2026, la Tunisie et l’Algérie célèbrent le 68ᵉ anniversaire des événements tragiques de Sakiet Sidi Youssef, dans le gouvernorat du Kef, survenus en 1958.
Une attaque militaire menée par l’occupant français avait alors fait des dizaines de morts et de blessés parmi les civils des deux pays, dans ce village frontalier. Ces événements ont marqué l’histoire comme un symbole de solidarité et de lutte commune pour la liberté et la dignité humaine.
Cette opération militaire, en réaction au soutien tunisien apporté à la Révolution algérienne, a fait 70 victimes, dont des élèves, et 148 blessés civils tunisiens et algériens. Les drames vécus ont dépassé les frontières géographiques et contribué à renforcer les liens de fraternité entre les deux peuples.
À l’époque, cette attaque a été qualifiée de « transgression grave » en raison de la violence exercée contre les populations civiles, mais elle a également renforcé l’esprit de résistance et suscité une vague de dénonciations dans les milieux politiques et populaires.
Un symbole de fraternité et de mémoire partagée
Chaque année, les deux pays commémorent cet événement où le sang tunisien et algérien s’est mêlé, rappelant aux générations actuelles et futures les sacrifices consentis pour la liberté. Cette mémoire commune illustre l’importance de la coopération et du lien fraternel qui unit les deux nations dans tous les domaines.
À cette occasion, la cheffe du gouvernement tunisien, Sarra Zaafrani Zenzri, et son homologue algérien, le Premier ministre Sifi Ghrieb, participent à la cérémonie officielle. La commémoration se tient en présence de membres des gouvernements des deux pays, de l’ambassadeur d’Algérie à Tunis et de responsables régionaux. Après des réunions bilatérales entre ministres, les dirigeants se rendront au monument commémoratif de Sakiet Sidi Youssef pour un hommage solennel sur la tombe des martyrs, symbole de courage et de résistance partagée.
Cette commémoration rappelle non seulement le lourd tribut payé par les populations locales, mais aussi la force des liens historiques et humains entre Tunisiens et Algériens, unis dans la mémoire et dans la fraternité au-delà des frontières.