Express
5e édition du « Baromètre de l’industrie financière africaine »
74 % des dirigeants sont confiants
La Presse — En 2025, près de 74 % des dirigeants d’institutions financières africaines se montrent confiants quant aux perspectives économiques de leurs organisations au cours des trois prochaines années, selon la 5e édition du « Baromètre de l’industrie financière africaine ».
Cette confiance est portée par le ralentissement de l’inflation, une meilleure visibilité opérationnelle et une dynamique commerciale soutenue, précise le Baromètre réalisé par Deloitte et l’Africa Financial Summit (Afis).
Les institutions de microfinance affichent le niveau de confiance le plus élevé devant les compagnies d’assurances, tandis que les fintechs normalisent leurs anticipations dans les perspectives économiques, fait savoir la même source.
Parallèlement, les groupes panafricains affichent un niveau de confiance fort, alors que les acteurs internationaux et les acteurs des marchés de capitaux demeurent plus prudents dans un contexte de volatilité prolongée.
Parmi les priorités stratégiques des dirigeants recensés s’imposent la rentabilité (46 %), la cybersécurité (51 %) et l’efficience opérationnelle, tandis que 54 % des institutions sondées s’estiment désormais digitalement matures (+6 points par rapport à 2024).
En effet, l’intelligence artificielle est vue comme un levier de maîtrise des risques : 77 % des institutions anticipent un impact fort ou transformant de l’IA sur la détection de fraude, 70 % sur l’analyse de risque crédit et 70 % sur l’optimisation des processus opérationnels.
En termes d’intégration continentale, l’interopérabilité des systèmes de paiement est identifiée comme la transformation prioritaire d’ici 2030 par 28 % des répondants, portée par l’ambition de décloisonner les 1,6 milliard de comptes (banque + mobile money combinés).
Dans ce contexte, l’inclusion financière n’est un pilier stratégique que pour 39 % des institutions, portée par les institutions de microfinance (100 %) et les fintechs (67 %).
Au Nigeria
Mise en place de la Banque africaine de l’énergie
L’Afrique vient de poser l’un des jalons les plus structurants de sa souveraineté énergétique. Après la mise en place de la Banque africaine de l’énergie, qui a élu domicile au Nigeria, l’Organisation des producteurs africains de pétrole engage les dernières étapes avant l’entrée en activité de la banque.
La BAE démarrera avec un capital d’amorçage de 500 millions de dollars.
Ce montant représente 10 % de l’objectif final et devrait permettre de financer les premières opérations de la banque. L’enveloppe est appelée à atteindre à terme, 5 milliards de dollars.
Pour les Etats producteurs, le principal défi réside dans l’accès aux financements nécessaires à la mise en œuvre des projets énergétiques. La banque interviendra sur l’ensemble de la chaîne de valeur du secteur, couvrant l’exploration, la production, la transformation et la commercialisation des hydrocarbures, tout en soutenant également les projets d’énergies renouvelables. Elle se positionnera ainsi comme une institution de développement spécifiquement dédiée au financement du secteur énergétique africain.
Tabc
Renforcement de la coopération Tunisie-Guinée en 2026
Le Président de Tunisia Africa Business Council, Anis Jaziri, a accueilli, récemment, au siège du Tabc, Abdourahmane Sikhé Camara, ambassadeur désigné de la République de Guinée auprès de la République tunisienne. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du renforcement des relations économiques entre les deux pays.
C’était une occasion renouvelée pour échanger sur les perspectives de coopération bilatérale, les opportunités d’investissement ainsi que le rôle du secteur privé dans l’accompagnement des priorités de développement guinéennes.
Les discussions ont également porté sur la participation de la Guinée à la 9e édition de la Conférence internationale « Financing investment and Trade in Africa » – (Fita 2026), prévue les 28 et 29 avril 2026 à Tunis, en tant que pays invité d’honneur.
Une importante délégation guinéenne est attendue, réunissant hauts responsables institutionnels, acteurs économiques et opérateurs privés de premier plan.
Un side event spécial Guinée sera organisé en marge de « Fita 2026 » pour présenter le programme « Simandou 2025–2040 », un projet structurant appelé à transformer durablement l’économie guinéenne.