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Société

Kasserine : Vers une couverture vaccinale de 80 % du cheptel en 2026

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  • 9 février 10:46
  • 2 min de lecture
Kasserine : Vers une couverture vaccinale de 80 % du cheptel en 2026

Dans le cadre de la campagne nationale de vaccination, la Direction de la production animale au sein du Commissariat Régional au Développement Agricole de Kasserine affiche un objectif clair pour l’année 2026. Celui d’atteindre une couverture vaccinale de 80 % du cheptel régional contre les maladies infectieuses, ce qui représente le traitement de plus de 450 000 petits ruminants et de l’intégralité du cheptel bovin. Cette initiative d’envergure vise avant tout à sauvegarder le patrimoine animalier tout en consolidant les piliers de la sécurité alimentaire nationale.

Une stratégie sanitaire renforcée et innovante

Lotfi Sayahi, chef de la direction de la production animale à Kasserine, souligne que l’importance de cette campagne est décuplée par la montée des risques épidémiques. Le programme est particulièrement rigoureux, ciblant la fièvre aphteuse, la brucellose et la clavelée chez les petits ruminants, tandis que les bovins sont protégés contre la dermatose nodulaire contagieuse. Une innovation majeure marque cette édition : l’introduction, pour la première fois en Tunisie, de la vaccination contre la peste des petits ruminants. Ce choix stratégique fait suite à l’apparition de foyers infectieux ces dernières années, particulièrement dans les zones frontalières, rendant impératif le renforcement du système de prévention.

Un déploiement logistique et humain d’envergure

Parallèlement aux maladies animales classiques, la campagne poursuit la lutte contre la rage à travers des rappels de vaccination, prolongeant ainsi les efforts entamés fin 2025 pour protéger tant les animaux que les humains. Pour mener à bien cette mission sur le terrain, le gouvernorat de Kasserine mobilise 17 vétérinaires privés mandatés ainsi que 10 équipes mobiles rattachées directement à la Direction de la production animale. Cette logistique solide doit permettre de surpasser les résultats de l’année précédente, où plus de 10 000 bovins avaient été vaccinés dans la région.

Vers une meilleure coordination avec les éleveurs

L’accent est également mis sur la sensibilisation et l’organisation locale pour éviter les erreurs passées. M. Sayahi exhorte les éleveurs à collaborer étroitement avec les équipes médicales et à respecter scrupuleusement les calendriers établis.

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Auteur

La Presse

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