Clôture des 7èmes – Journées des arts de la marionnette de Carthage : Palmarès, performance et récap
Après une semaine de représentations de spectacles, d’ateliers, de masters class et d’autres performances liées à la marionnette, la 7e édition des Journées des arts de la marionnette de Carthage (2-8 février 2026) a pris fin, dimanche, au Théâtre des régions de la Cité de la culture à Tunis, par l’annonce du palmarès.
La Presse — La cérémonie de clôture, marquée par la présence d’Amina Srarfi, ministre des Affaires culturelles, a été précédée par des performances de marionnettes, un récap de la session, un résumé des ateliers et des masters class et une projection vidéo sur les 50 ans de la naissance de la marionnette.
Le jury présidé par le journaliste Lotfi Arbi Snoussi et les membres : Fathi Dhhibi, directeur du Centre des arts dramatiques et scéniques de La Manouba, et Walid Loussiï, marionnettiste, ont proposé dans leurs recommandations d’augmenter le nombre de prix, de réévaluer les textes des spectacles, notamment ceux destinés aux enfants et de faire participer l’enfant à la création des marionnettes. Par la suite, le jury a révélé le palmarès : sur les six représentations de spectacles de marionnettes tunisiennes destinés aux enfants deux ont retenu leur attention.
Ainsi, le Grand prix d’un montant de dix mille dinars offerts par le Théâtre de l’Opéra a été décerné ex-eaquo aux spectacles tunisiens destinés aux enfants : « Tidinît » de Hafedh Khelifa, Sipario Production, et « La paix et les fourmis » de Hassen Sellami, Masque Production.
La cérémonie a démarré avec une performance chorégraphique sans paroles à trois personnages de marionnettes qui évoluent vraisemblablement sous des portiques, suivi d’une autre très courte performance du marionnettiste algérien Damo avec un flamant rose. Puis, il manipule une petite marionnette à fil sur des patins à roulettes. Ensuite, une autre marionnette avec une trompette qui joue la musique de la « Panthère rose ».
Après cela, Imed Mediouni, directeur de la 7e édition des Jamc, a pris la parole pour le mot de clôture. Il a indiqué que cette 7e édition des Jamc s’est transformée en quelques jours en une plateforme des arts de la marionnette ouvrant de nouvelles perspectives et transmettant un langage humain.
Il a également dénombré le les spectacles pour enfants et adultes, les ateliers, les masters class et les spectacles de marionnettes dans les régions. Cette session a réussi à se positionner comme un espace d’échanges et de découvertes. Une 7e édition symbole du fait que son organisation a coïncidé avec le 50e anniversaire de la création des arts de la marionnette en Tunisie.
Puis, la place a été faite à la projection d’un résumé de la 7e édition, des cinq ateliers qui ont réuni 160 participants. La marionnette devant la caméra, atelier dirigé par Mohamed Taher Abed et Mayada Jomaâ a présenté le projet ludique « Les News des marionnettes » ; l’atelier Bitou de Quentin Jacky de Belgique avec les étudiants des arts de la marionnette et la résidence artistique encadrée par Hédi Krissan.
Après le récap de la semaine, un hommage a été rendu aux partenaires des Jamc à qui le Centre des arts de la marionnette a remis des trophées représentant des marionnettes confectionnées par les participants aux ateliers. La cérémonie s’est terminée par une projection vidéo qui récapitule les 50 ans des arts de la marionnette en Tunisie.
Pour rappel, la 7e édition a présenté 30 spectacles pour enfants et familles, 6 pour adultes, ainsi que des représentations de groupes amateurs et de musique. Des ateliers et des masters class destinés aux étudiants de l’Institut supérieur d’art dramatique et au public intéressé. Deux colloques sur les arts de la marionnette entre patrimoine immatériel et économie créative.
Les Jamc ont également rendu hommage à trois figures emblématiques du monde de la marionnette en Tunisie : Monia Abid, ex-directrice du Centre des arts de la marionnette, Habiba Jendoubi, marionnettiste, et Kacem Ismail Chermiti, artiste.

