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Société

Intempéries et transport : Manque de réactivité 

  • 10 février 20:00
  • 6 min de lecture
Intempéries et transport : Manque de réactivité 

Les dernières fortes précipitations ont été le prétexte pour bloquer le secteur des transports. Rien ne va. Les Tunisiens sont abandonnés à leur sort. Jusqu’à maintenant, aucune amélioration n’est en vue.

La Presse – Les travailleurs, les élèves ou les étudiants luttent chaque jour pour rejoindre leur lieu de travail ou d’études. Certains y vont, parfois, à pied en parcourant plusieurs kilomètres.

Leur absence peut leur coûter cher. Des élèves ont séché, plusieurs fois, leurs cours. Des étudiants ont, eux aussi, raté des cours présentiels (donc, obligatoires). Vraiment, ce sont eux les héros.

Des promesses !

Tout le monde se dispute les taxis collectifs ou les taxis individuels. Les transporteurs clandestins sont à l’affût et réclament leur part du gâteau.  

Le Tunisien n’a pas le choix. Aussi n’hésite-t-il pas à débourser, quotidiennement, des sommes d’argent qui dépassent, souvent, son salaire.

On se demande pourquoi tout ce chambardement.

La réponse est très simple: le secteur du transport public a, lourdement, failli à sa mission. Les bus n’arrivent plus pour certaines destinations entraînant les désagréments que l’on sait aux usagers. Les métros sont quasiment hors service.

Ils tombent en panne tous les jours occasionnant des préjudices à ses usagers. Les travailleurs ou les employés se trouvent face à des problèmes avec leurs employeurs ou patrons. Mais, c’est aussi un coup fatal pour l’économie dans son ensemble. Y en a-t-il qui s’en soucient ?

Cela fait, maintenant, près de deux semaines que cette situation catastrophique (le mot n’est pas fort) persiste.

Si on comprend les raisons de ces contretemps pour les métros, on n’arrive pas à expliquer ce qui se passe au niveau des bus. 

Certes, la zone de Tunis-Marine baigne dans l’eau depuis les dernières pluies. Ce qui, aux dires des responsables, empêche la circulation des métros.Pire encore, la fréquence dépasse régulièrement les 60 ou 80 minutes. Des fois, il n’y a pas de métro du tout pendant plusieurs heures. Ce qui est inadmissible. Dans tout ce chaos, l’usager n’est pas informé. Il reste dans le flou total. 

Pour lui, la désillusion est d’autant plus grande qu’on lui a promis monts et merveilles et on continue encore de le faire. On lui a promis l’acquisition de plusieurs centaines de nouveaux bus (qui ont été déjà réceptionnés). Plus grave encore, on lui a promis la maintenance et la réhabilitation de plusieurs véhicules et rames de métro.

Ces promesses faites en janvier 2025 assuraient qu’à la fin du mois de décembre 2025 des dizaines de bus et de métros supplémentaires seraient injectés dans le circuit. Ce qui entraînerait, selon les responsables, des fréquences de . . . 7 à 10 minutes pour tous les moyens de transport !

Aujourd’hui, on est au deuxième mois de 2026 et rien de tel n’existe. C’est même pire qu’avant assurent les utilisateurs.

Des solutions sont-elles possibles ?

Pour ceux qui subissent ces dures épreuves, il y a l’impression d’un abandon de la part de ceux qui sont censés veiller à la bonne gestion de ce secteur vital.

Au vu de ce à quoi on assiste, c’est tout simplement un fiasco. 

Comment peut-on rester sans trouver la parade ? Si la situation ne durait qu’un ou deux jours, cela pourrait se concevoir. De là à prétendre que cela s’éternise, il n’y a pas loin.

En effet, nombreux sont les gens qui soupçonnent des relents de complot ! C’est tellement inexplicable pour le commun des mortels.

Voir des dizaines de bus débarquer au port de La Goulette n’a d’intérêt que si l’on retrouve l’impact dans les faits. Or, dans ce cas de figure, force est de constater que rien n’a changé.

Cela est d’autant plus vrai que ces derniers jours, la situation est plus qu’alarmante. 

On assiste à une pagaille sans précédent au niveau de la circulation des bus et des métros. Certaines zones sont envahies par les eaux pluviales. Du coup, on les prive de moyens de transport.

C’est le cas, aussi, pour les métros. La zone de Tunis-Marine en est l’exemple le plus frappant.

Il en est de même pour le tunnel de Bab Alioua.

Pour ce qui est de Tunis-Marine, chacun sait que le phénomène n’est pas nouveau. Depuis des décennies les habitués du Tgm en savent quelque chose.

Et l’on s’étonne qu’il n’y ait eu aucune amorce de solution. 

Les opérations d’évacuation de l’eau n’ont pas été probantes. Elles resteront inefficaces tant qu’il n’y a pas de solution radicale.

On nous dit qu’il y a, actuellement, des études pour voir ce qu’il est possible de faire pour stabiliser de façon permanente cette zone. Celle-ci se trouve à un niveau plus bas que la mer ce qui empêche l’eau de pluie de s’écouler.

Nos ingénieurs (dont le siège du Conseil de l’ordre se trouve à quelques pas de cette zone et qui vivent régulièrement ces aléas) ne peuvent-ils pas apporter la bonne réponse à ce fléau ?

De notre côté, il nous semble qu’il serait nécessaire de construire une station de pompage pour aider l’eau à s’écouler vers la mer. En même temps, on construirait des digues pour empêcher l’eau de refluer vers les zones basses.

C’est là, du moins, notre modeste point de vue. Mais il revient aux techniciens de trouver le meilleur moyen de se protéger contre les inondations régulières enregistrées suite à chaque forte bourrasque.

Car cet endroit concentre une grande activité de transport en commun avec trois stations. La première est celle du Tgm. La seconde est celle des bus et la troisième c’est celle des métros. Ces trois stations sont restées aux arrêts à cause du niveau élevé des eaux.

Les usagers ont, ainsi, été privés des services des bus 74, 104 (qui ont déménagé à Bab Alioua) les autres bus desservant le Campus, l’aéroport, les cités Ennasr ou la Charguia stationnent non loin du côté du ministère du tourisme.

En tout cas, le citoyen a été trop lésé par ce chaos. 

Il attend que les responsables soient plus réactifs et apportent les solutions au plus vite. Il est temps qu’ils renforcent toutes les lignes de métro (2, 4, 5 et 6 par des bus).

C’est plus qu’urgent surtout que les pannes des métros et les nombreux incidents sont monnaie courante. De ce fait, ce moyen de transport n’est plus fiable.

En vérité, les utilisateurs des transports publics sont victimes de toute cette mauvaise gestion, ne demandant que la mise en œuvre des programmes promis. Et ce n’est que justice.

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Auteur

Amor CHRAIET

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