Onze de départ, placement des joueurs, deux occasions faciles ratées et le CA aurait pu gérer autrement ce match à Sfax.
La Presse — De ce décevant classique CSS-CA il ne reste que l’épisode controversé du but égalisateur de Kadida. Encore une fois, la VAR est contestée sur l’épisode de ce but et aussi sur le penalty accordé au CSS (Maâloul et Chaouat étaient oui ou non en position de hors jeu ?).
Avec des appréciations contradictoires, des images TV que les réalisateurs manipulent au gré de leur appartenance (remarquez qu’aucune image n’a été passée comme il faut pour que le téléspectateur puisse juger), on restera des années à parler de cette polémique et des décisions hâtives et « politisées » de la DNA en fin de soirée.
Sinon, c’est un 1-1 qui n’arrange personne, encore moins un CA inodore et incolore qui n’a produit du jeu que pendant 30’, à partir du penalty marqué par Baccar. Pour une équipe qui joue pour le titre et qui se trouve sur une bonne dynamique, elle pouvait faire mieux.
Les trois points n’auraient pas été un « hold-up ». Mais Faouzi Benzarti était si conservateur et obstiné qu’il a imposé des choix contestés. Mettre Harzi à droite (même si c’est son nouveau poste à l’USM depuis plus d’une année) et lancer Ait Malek, très diminué et lent dans ses manœuvres, avec un Saydou Khan encore une fois ignoré, ce n’était pas bien vu.
D’ailleurs, il l’a corrigé avec retard. Dans ce jeu clubiste prévisible et encore une fois basé sur des centres longs vers Chaouat, deux occasions clefs ont été ratées bizarrement par Khadhraoui (qui avait tout le temps pour caser mieux son ballon) et surtout par Zaâlouni (un très mauvais joueur qui a des défauts énormes dans sa formation de joueur). Pour une équipe qui veut gagner un titre, ce sont ces occasions ratées et ces points dilapidés qui comptent énormément en fin de saison.
Comme à la saison dernière, le CA a excellé dans l’art de rater des points précieux et de se mettre la pression.
Ce n’est pas une question d’occasions ratées, c’est la valeur des joueurs disponibles. Khadhraoui, Ait Malek, Zemzmi, Shili, Zaalouni, c’était pas très convaincant comme prestation face au CSS.
Ce sont des joueurs qui ont des problèmes techniques ou physiques qui les empêchent de jouer comme leur public attend d’eux. Même cette défense qui semble plus ou moins solide, parfois elle laisse des espaces, des ouvertures qu’un adversaire peut exploiter.
En revanche, ceux qui connaissent les difficultés financières du CA, les problèmes hérités, la qualité réelle de l’effectif, diront que ce que Benzarti et ses joueurs font est très honnête.
En reconstruction, l’équipe avance et son compteur marque des points. Rien n’est perdu, même si avec des joueurs pareils, ces choix parfois illogiques de Benzarti, la mission s’annonce difficile. Il faudra davantage de technicité et de personnalité pour s’habituer à gagner et forcer le destin.
Au fil des saisons, ce CA a cultivé une mauvaise habitude quels que soient l’entraîneur ou les joueurs, rater les détails qui font la différence pour gagner un titre. Toute la problématique est là.