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Société

«Marché ramadan» de l’association Shanti : La vitrine d’un engagement pour l’économie sociale et solidaire

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  • 10 février 18:45
  • 4 min de lecture
«Marché ramadan» de l’association Shanti : La vitrine d’un engagement pour l’économie sociale et solidaire

L’association Shanti a organisé, samedi 7 février 2026, à son artisanerie à Tunis, une exposition-vente baptisée « Marché Ramadan : le marché du terroir, de l’artisanat et du terroir».

Cet évènement, devenu une tradition, regroupe les artisans bénéficiaires de l’accompagnement de l’association. Des membres engagés pour soutenir des projets à portée économique, sociale et solidaire (ESS) mais aussi pour asseoir les jalons de l’économie circulaire dans l’artisanat s’activent, en effet, hissant ainsi le rendement et la visibilité des entreprises implantées dans les régions.

Notons que des ateliers ont été organisés aussi au profit du public en guise d’initiation à la poterie modelée.

La Presse —Il faut dire que l’association Shanti porte une vision atypique à la manière de soutenir les entrepreneurs et les artisans dans les régions, d’où sa première mission de structure d’accompagnement pour les entreprises d’économie sociale et solidaire.

«Créée en 2016 et active depuis 2017, l’association a pour principal objectif de trouver des solutions aux problématiques sociales, économiques et environnementales en soutenant des personnes ayant des projets typiques de leurs régions respectives.

L’association leur apporte ainsi un appui technique, logistique ainsi que des solutions aux lacunes repérées», indique Bahija Moalla, responsable de communication.

Des formations personnalisées

Par ailleurs, l’association dispose d’une deuxième structure. En tant qu’association entreprenante,  elle lance ses propres projets, dont l’artisanerie. Il s’agit d’une boutique-atelier qui sert de vitrine aux produits et aux créations obtenus grâce à la co-conception avec des designers relevant de l’association.

Selon Azza Melouche, responsable d’accompagnement, l’artisanerie représente en elle-même un dispositif opérationnel d’accompagnement en faveur des artisans. Le travail d’accompagnement se fait dans trois principaux secteurs à savoir l’artisanat, l’agriculture et le tourisme. 

«Le processus d’accompagnement diffère d’un projet à un autre. Nous proposons des sessions d’information et autres, de formation. Ces dernières comptent des formations de groupe, des formations individuelles ou encore des formations sous forme de visites sur terrain. L’accompagnement est personnalisé car adapté aux besoins de l’entreprise bénéficiaire», ajoute Azza Melouche.

Quatre régions et bien des filières

En examinant les produits meublant l’artisanerie, l’on constatera forcément le choix sélectif en faveur de certaines filières. Bahija Moalla poursuit : «Nous collaborons avec plus d’une quarantaine d’artisans originaires de Nabeul, de Nafta, du Nord-Ouest et du Grand Tunis. Chacune des régions précitées est présente par des produits qui lui sont spécifiques.

Nafta est présente par le klim, le bois de palmiers, le zaâf et les tiges de palmiers. Les régions du Nord-Ouest, sont représentées via des produits fabriqués en rotin, en bois de pin et en poterie modelée. Nabeul y participe par le verre soufflé et Sidi Bouzid, par le bois d’olivier».

Coconception et appui à la commercialisation

Ces filières font l’objet d’un travail de concertation et de co-conception entre les artisans et l’association. Celle-ci met à la disposition des artisans un accompagnement ciblé car fondé sur le principe de l’économie circulaire. «C’est l’association qui garantit la matière première aux artisans.

De leur côté, les designers proposent des prototypes de créations, suite à quoi les artisans lancent la production. Une fois leurs produits sont prêts à la commercialisation, nous les exposons dans l’artisanerie-boutique, laquelle leur assure l’accès au marché», ajoute Moalla. 

Et dans le but d’aider les artisans à mettre en lumière leurs produits, l’association a élaboré un site web ainsi qu’un catalogue regroupant les participants à ses évènements et les artisans bénéficiaires de l’accompagnement. «Certains métiers correspondent à un savoir-faire en mal de relève. Aussi, focalisons-nous davantage l’intérêt sur les solutions à même de garantir les ressources humaines nécessaires à la préservation de ces métiers», renchérit Moalla.

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Auteur

Dorra BEN SALEM

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