Plus de 100 entreprises tunisiennes actives en Côte d’Ivoire
Depuis fin années 90, le nombre des Tunisiens établis en Côte d’Ivoire a quadruplé, passant à plus de 4 mille personnes, soit la plus importante communauté tunisienne sur le continent africain, a déclaré, lundi, l’ambassadeur de Tunisie à Abidjan, Zied Saadaoui.
Il a expliqué, à l’Agence TAP, à l’occasion de la clôture de la première édition du Salon de l’Artisanat et du Tourisme Ivoiro-Tunisien (SATIT 2026) (du 5 au 8 février 2026), que cette évolution remarquable s’est accélérée après le retour du siège de la Banque Africaine de Développement (BAD) à Abidjan entre 2013 et 2014, ce qui a encouragé de nombreuses compétences tunisiennes à s’y installer, profitant de l’existence d’une liaison aérienne directe, de l’absence de barrière linguistique et du retour de la stabilité politique.
Il a précisé qu’environ une centaine d’entreprises économiques tunisiennes opèrent actuellement en Côte d’Ivoire dans des secteurs tels que les industries pharmaceutiques, l’assurance, l’ingénierie, le bâtiment, les services, l’enseignement supérieur, la formation hôtelière, la santé, la numérisation et les technologies modernes, ajoutant que ces entreprises ont contribué à instaurer un climat de confiance avec les partenaires ivoiriens.
Le Salon Tuniso-ivoirien de l’artisanat et du tourisme, clôturé, dimanche, à Abidjan, a représenté une plateforme de renforcement du dialogue économique entre les deux pays et d’ouverture de nouvelles perspectives de coopération, notamment, dans les industries agroalimentaires de transformation et les services touristiques, a souligné le diplomate tunisien.
Il a estimé que cette manifestation, initiée par le secteur privé et soutenue par l’ambassade de Tunisie à Abidjan, le ministère du Tourisme, l’Office national de l’artisanat Tunisien (ONAT) et l’Office national du tourisme tunisien (ONTT), s’inscrit dans la perspective de renforcer le positionnement économique tunisien sur le marché ivoirien et de mettre l’accent sur un secteur stratégique à forte valeur ajoutée, ce qui contribuera à la dynamisation du tourisme et de l’artisanat, à la création d’emplois directs et indirects, ainsi qu’au soutien du développement urbain et rural dans les deux pays.