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Coco Beach illégal : jusqu’à 50 000 dinars d’amende et six mois de prison en vue

  • 11 février 22:40
  • 2 min de lecture
Coco Beach illégal : jusqu’à 50 000 dinars d’amende et six mois de prison en vue

Le littoral tunisien est sous pression, avec près de 1000 infractions enregistrées chaque année, menaçant à la fois l’équilibre environnemental et le droit des citoyens à un accès libre aux plages, selon l’Agence de Protection et d’Aménagement du Littoral.

« Les infractions se multiplient, et certaines constructions s’implantent illégalement sur le domaine public maritime », a alerté Mohamed Lassaad Doufani, directeur de la Gestion du Domaine Public Maritime à l’Agence, lors d’une déclaration à l’Agence Tunis Afrique Presse.

Les gouvernorats de Nabeul et Bizerte figurent parmi les plus touchés. La présence de terrains vacants à proximité des côtes encourage certains à s’approprier des portions du domaine public pour les intégrer au domaine privé, profitant des retards dans la réalisation des plans d’aménagement urbain dans certaines municipalités, précise Doufani.

Les infractions se déclinent en deux types : les violations graves, qui incluent la construction de murs, de rampes et d’extensions en béton sur le domaine public maritime, et les infractions ponctuelles, souvent estivales, telles que l’installation anarchique de parasols, l’occupation illégale des plages ou l’exercice temporaire d’activités commerciales sans autorisation.

L’Agence insiste sur le fait que les projets actuellement établis sur les plages, connus sous le nom de « Coco Beach », ne disposent d’aucun permis légal.

La commission spécialisée de l’Agence a refusé d’examiner leurs dossiers de régularisation, exigeant d’abord la suppression des constructions existantes.

Si la législation tunisienne prévoit des sanctions allant de l’amende (jusqu’à 50 000 dinars) aux peines de prison (jusqu’à six mois), ainsi que des décisions administratives de démolition, leur application reste parfois problématique, souligne Doufani.

Selon lui, « la prise en compte excessive des conditions sociales ou économiques de certains exploitants a contribué à la prolifération de ces pratiques ».

L’Agence met désormais l’accent sur une action ferme. Pour Mohamed Lassaad Doufani, « la protection du domaine public maritime et l’intérêt des estivants doivent primer sur toute autre considération ».

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Auteur

R. I

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