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Développement économique : Place aux jeunes compétences

  • 11 février 17:45
  • 4 min de lecture
Développement économique : Place aux jeunes compétences

L’économie tunisienne a besoin aujourd’hui d’une nouvelle génération de compétences capable d’assurer la relève et d’assumer ses responsabilités avec, comme l’affirme le Président de la République, «rigueur et dignité».

Une génération «motivée et impatiente d’être responsabilisée pour servir les intérêts stratégiques du pays».

La Presse — Elle a besoin également de trouver la parade à la fuite massive des cerveaux et d’inverser, rapidement, la tendance, pour reconquérir une valeur ajoutée humaine certaine.

Aujourd’hui, performance socioéconomique oblige, il n’est plus permis de lancer, seulement, des programmes ou encore d’éditer des textes, mais il est aussi important d’identifier les profils adéquats, capables de les appliquer et de les exécuter, et de garantir, ainsi, leur bon aboutissement.

D’ailleurs, en recevant, lundi, la Cheffe du gouvernement, le Président de la République a réaffirmé que «l’essentiel ne réside uniquement pas dans le texte lui-même, mais également dans la conscience de ceux qui œuvrent, avec probité, à la réalisation de ses objectifs».

Il faut reconnaître justement que le manque d’implication, le désengagement et, même, l’incompétence de certains responsables ont fini par pénaliser, lourdement, la bonne marche d’un grand nombre de programmes et  la mise en application de certaines lois, compromettant, ainsi, un redressement qui commence à bien se dessiner.

Le dossier des bien confisqués, malgré les multiples dispositions retenues et les nouveaux textes d’application édités, le programme de restructuration des entreprises publiques, ou encore le problème du marché parallèle, ne sont que quelques échantillons des chantiers en instance ou carrément bloqués. Tout comme les projets de transition  énergétique, de digitalisation ou de verdissement de l’économie.

Planification et exécution

Il est évident, donc, que cette inefficacité administrative, d’une manière générale, est en train de compliquer la mise en place des réformes engagées et de freiner, par conséquent, la croissance économique.

Une attitude inadmissible qui justifie les appels itératifs du Chef de l’Etat à mettre, définitivement, un terme à ce décalage entre planification et exécution, à travers l’engagement de nouvelles mesures de régulation.

Et c’est précisément vers la relève, et notamment vers notre nouvelle génération de compétences et nos jeunes diplômés que les regards sont orientés.

C’est que cette génération est, comme l’affirme souvent Kaïs Saïed, largement motivée et surtout impatiente d’être «responsabilisée pour servir les intérêts stratégiques du pays.

D’ailleurs, le 13 octobre dernier, le Président affirmait, lors d’un entretien avec la Cheffe du gouvernement que les responsabilités ne sont «ni des privilèges ni des banquets, mais des charges à assumer avec rigueur et loyauté».

Partant, l’avenir appartient donc à notre jeunesse «à qui il faut ouvrir les portes pour qu’elle participe, avec ses enthousiasme et dévouement, à l’édification d’une Tunisie de justice, de liberté et de dignité».

En plus de cette question de jeunesse, les opportunités sont encore multiples. On pense, en particulier, à la fuite des cerveaux, notamment les hautes compétences, qui ne cessent de désavantager l’économie tunisienne en la privant de leur apport considérable.

D’où l’impératif d’inverser la tendance en garantissant un environnement bien favorable au retour de ces compétences. Un retour qui ne pourrait être que gagnant.

Cette  option est d’autant plus importante que le phénomène prend, régulièrement, des proportions préoccupantes. D’ailleurs, selon l’Observatoire national de la migration, environ 100.000 diplômés de l’enseignement supérieur ont quitté le pays entre 2015 et 2023. C’en est trop pour une Nation à la recherche de la valeur ajoutée humaine.

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Auteur

Anis SOUADI

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