Taux d’intérêt : les plafonds fixés pour le premier semestre 2026
Le ministère des Finances a officiellement fixé les taux d’intérêt effectifs moyens ainsi que les seuils des taux d’intérêt excessifs, dits « taux d’usure », pour le premier semestre 2026.
Cette mesure, entérinée par l’arrêté publié au Journal Officiel de la République Tunisienne (JORT) n°11 du 27 janvier 2026, vise à instaurer un cadre légal strict aux pratiques des institutions bancaires.
En plafonnant le coût du crédit, les autorités entendent protéger les usagers et préserver la stabilité du système financier national.
Selon les nouvelles dispositions, le coût maximal autorisé pour un crédit à la consommation est désormais fixé à 13,90 %.
Dans le secteur de l’immobilier, les prêts financés sur les ressources ordinaires des banques ne pourront excéder un taux de 12,62 %.
Les autres catégories de financement sont également encadrées : le crédit-bail (leasing) mobilier et immobilier atteint le plafond le plus élevé avec 16,12 %, tandis que les découverts bancaires sont limités à 14,85 %.
Les crédits à court terme affichent un seuil de 12,03 %, légèrement inférieurs aux taux prévus pour le moyen terme (12,46 %) et le long terme (12,19 %). Enfin, le secteur de l’affacturage voit son plafond fixé à 14,43 %.
Ces seuils ne sont pas arbitraires ; ils résultent du calcul des taux d’intérêt effectifs moyens observés durant le second semestre de l’année 2025.
Cette régulation impose une discipline rigoureuse aux établissements de crédit, toute infraction les exposant aux sanctions prévues par la législation sur les prêts usuraires.
Au-delà de l’aspect répressif, ce cadre juridique assure un équilibre nécessaire entre la rentabilité des banques et le pouvoir d’achat des emprunteurs, qu’ils soient particuliers ou entreprises, en garantissant une transparence totale sur le coût réel de l’argent.