Valorisation des déchets : la Tunisie et l’Italie renforcent leur coopération
Le siège du Centre du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) à Rome a accueilli, le 10 février dernier, le lancement d’une mission technique tunisienne de haut niveau.
Cette initiative vise à consolider le partenariat stratégique avec l’Italie dans les domaines de la gestion durable des déchets et des solutions de valorisation énergétique, également connues sous le terme de Waste-to-Energy.
Facilitée par le PNUD, cette mission soutient les efforts nationaux de la Tunisie pour accélérer sa transition énergétique et structurer une économie circulaire performante, au moment même où s’amorcent plusieurs projets pilotes d’envergure.
L’expérience de Djerba comme moteur de déploiement
Lors de la session d’ouverture, la délégation tunisienne a exposé ses priorités stratégiques en mettant en lumière le projet de valorisation des déchets organiques sur l’île de Djerba.
Ce modèle, considéré comme un pilier de la stratégie « Tunisie Verte », a servi de base aux discussions sur les possibilités de duplication dans d’autres régions du pays.
Pour soutenir cette ambition, les participants comptent sur la plateforme « PESTA » du PNUD, dont la mission est d’optimiser la bancabilité des projets environnementaux afin de mobiliser davantage d’investissements internationaux vers le marché tunisien.
Une synergie réglementaire et technologique
Les échanges se sont poursuivis avec les responsables du ministère italien de l’Environnement et de la Sécurité énergétique, représentés par Alessandro Guiri, Directeur général des Affaires européennes et internationales.
Les discussions ont permis d’explorer l’expertise italienne en matière de cadres législatifs, notamment pour structurer la production de biométhane.
L’objectif est d’aligner les actions communes sur les objectifs de développement durable de l’ONU, tout en étudiant les mécanismes de transfert technologique nécessaires à la modernisation des centrales tunisiennes par l’intégration de solutions de pointe.
Enfin, une session de dialogue impliquant le secteur privé et des institutions financières telles que la Caisse des dépôts italienne a permis de mettre en avant le rôle crucial de l’investissement privé.
La partie tunisienne a détaillé ses réformes structurelles sur les tarifs de l’énergie et les incitations offertes aux industriels du secteur des déchets.
En réponse, plusieurs entreprises italiennes majeures ont manifesté leur volonté de contribuer à la résilience du système énergétique tunisien.
Cette rencontre s’est conclue par un engagement renouvelé de la part de la Tunisie, de l’Italie et du PNUD à transformer les défis environnementaux en opportunités économiques créatrices de valeur.