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Société

Femmes enceintes : le vaccin trivalent dTCa intégré au calendrier vaccinal

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  • 13 février 12:16
  • 2 min de lecture
Femmes enceintes : le vaccin trivalent dTCa intégré au calendrier vaccinal

Le ministère de la Santé franchit une étape clé dans la protection néonatale en intégrant officiellement le vaccin trivalent contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche (dTCa) au calendrier national de vaccination. Cette initiative vise prioritairement à renforcer la protection des mères et, par extension, celle des nourrissons encore trop jeunes pour être vaccinés.

Selon une circulaire ministérielle récente, ce vaccin dTCa se substitue désormais au vaccin bivalent (dT) qui faisait jusqu’alors office de rappel pour les femmes en âge de procréer.

Un calendrier précis pour une immunité optimale

Le nouveau protocole stipule que chaque femme enceinte doit recevoir une dose de ce vaccin durant le troisième trimestre de sa grossesse. La période située entre la 27e et la 32e semaine est particulièrement préconisée afin de garantir une protection optimale du nouveau-né dès ses premiers instants de vie.

Ce processus permet à la future mère de générer des anticorps spécifiques qui, transmis au fœtus, offrent au nourrisson une immunité passive et temporaire. Ce rempart biologique protège l’enfant jusqu’à ce qu’il puisse développer sa propre immunité active à travers le cycle de vaccination primaire, lequel débute à l’âge de deux mois.

Directives sur la systématicité et le rattrapage

Le ministère de la Santé insiste sur la nécessité de renouveler cette vaccination lors de chaque grossesse, même dans les cas où la patiente aurait reçu une dose moins de dix ans auparavant. Cette répétition est essentielle pour assurer un transfert d’anticorps suffisant à chaque enfant.

Dans l’éventualité où une femme enceinte n’aurait pas été vaccinée au moins un mois avant le terme, les autorités sanitaires recommandent un rattrapage immédiat. Dans ce cas, la mère doit être vaccinée avant sa sortie de la maternité, indépendamment de ses antécédents vaccinaux, dans le but de limiter drastiquement tout risque de transmission de la coqueluche au nouveau-né.

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Auteur

La Presse

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