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Immunisation de l’école tunisienne contre la violence : Les solutions et les compétences pour l’éradication du phénomène

  • 13 février 17:00
  • 5 min de lecture
Immunisation de l’école tunisienne contre la violence : Les solutions et les compétences pour l’éradication du phénomène

On a beau parler et disserter quotidiennement sur l’amplification de la violence au sein et aux alentours de nos écoles, mais quand le ministère de l’Education élabore un plan national en la matière visant à éradiquer le phénomène, les spécialistes se taisent et continuent à professer les idées des autres.

Et oublient que le Président Kaïs Saïed demeure attentif à la mise en application de son approche authentique qui s’appuie sur les réalités du terrain et n’a pour finalité que la satisfaction des aspirations légitimes du peuple à une école moderne formant des hommes libres et responsables.

La Presse — Les Tunisiens se demandent aujourd’hui pourquoi la situation a empiré au sein et en dehors des établissements scolaires au point que notre école et nos éducateurs ont perdu toute la crédibilité et toute la considération dont ils bénéficiaient auprès de l’opinion publique.

Des espaces qui se sont transformés en une poche de dépravation, de délinquance et de formation de futurs terroristes ou candidats à garnir les prisons ou à choisir les embarcations de la mort dans l’espoir de regagner l’Europe, qui multiplie, à un rythme quotidien, les lois l’hospitalité à nos élites.

Plus grave encore, aujourd’hui, nos lycées, écoles primaires, collèges et facultés sont devenus le lieu «privilégié» pour que soit cultivée et pratiquée la violence, sous toutes ses formes, plus particulièrement corporelle, envers les élèves, les étudiants, les enseignants, le corps administratif et même les ouvriers.

Et malheureusement, les actes de violence ne sont pas pratiqués uniquement par les dealers et les délinquants qui poursuivent les jeunes filles en leur promettant quotidiennement des balades dans des voitures généralement volées, mais aussi par les parents irresponsables qui viennent humilier et frapper les enseignants, avec une préférence pour les femmes enceintes, dont le tort est d’avoir demandé à leurs chérubins de se taire et de ne pas gêner leurs camarades au cours des devoirs surveillés.

Mais pis encore, la violence, parfois meurtrière, est l’œuvre des écoliers eux-mêmes dont l’âge ne dépasse pas dans certains cas 15, 16 ou 17 ans, au sein même du lycée ou du collège, comme cela a été le cas, ces derniers jours, dans un lycée à Monastir.

Et maintenant que les diagnostics les plus détaillés sont fournis par les experts qui pullulent sur les radios, les journaux et les réseaux sociaux, on se pose la question suivante : quand les ministères concernés vont-ils réagir et appliquer la politique définie par le Président Kaïs Saïed concernant l’immunisation de l’école tunisienne contre la violence, dans toutes ses dimensions ?

Et aussi, quand les associations de la société civile se disant spécialisées dans le suivi éducatif, voire autochargées de pondre «les solutions radicales du problème du système éducatif», vont-elles comprendre qu’elles ne doivent pas se contenter de publier les résumés des études faites en Europe ou aux Etats-Unis et oublier ou refuser carrément de coopérer avec le ministère de l’Education et aussi avec le futur Conseil supérieur de l’enseignement et de l’éducation ?

Parce qu’il n’est pas acceptable que le ministère mette en place un plan national global d’immunisation de l’institution éducative contre la violence et que les associations en question gardent le silence à propos du plan proposé par le département de Bab Bnat.

Pourtant, les conceptions du plan, fidèles aux orientations avant-gardistes du Chef de l’Etat dont le fondement est clair comme l’eau de roche, considérant que le système éducatif tant attendu ne peut être conçu que par les compétences patriotes loin des idéologies, quelle que soit leur couleur, ont laissé la porte ouverte à tout le monde dans le but de parfaire le plan, d’y ajouter les correctifs nécessaires et d’y rectifier les erreurs ou les oublis.

Et s’il est une qualité distinguant le plan du ministère, c’est sa dimension globale, outre son aptitude à être réalisée parce que répondant au vécu quotidien et aux réalités du terrain prévalant au sein des établissements d’enseignement et des espaces d’animation et de lecture publique relevant du ministère des Affaires culturelles.

Et en attendant que les membres du Conseil supérieur de l’enseignement et de l’éducation prennent officiellement leurs fonctions et élaborent la stratégie nationale de la réforme éducative tant rêvée, il serait également souhaitable que ces mêmes spécialistes se prononcent sur la meilleure politique à entreprendre en vue d’éradiquer ou au moins d’atténuer les dégâts et les catastrophes causés par la montée excessive des actes de violence perpétrés, à un rythme régulier, au sein de nos écoles.

Au final, faut-il attendre que le Président de la République se rende lui-même dans les écoles où le sang a écoulé et où la drogue se vend et s’achète, pour arrêter lui-même les dealers ?

Les Tunisiens ne tolèrent plus ou en réalité n’ont jamais accepté, que les préposés à l’éducation et à la protection, de leur progéniture et qui ont failli à leur mission continuent à agir en toute impunité.

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Auteur

Abdelkrim DERMECH

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