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Imposition du produit national sur les marchés du monde : Les conditions de la souveraineté exportatrice

  • 15 février 17:15
  • 5 min de lecture
Imposition du produit national sur les marchés du monde : Les conditions de la souveraineté exportatrice

La souveraineté pleine et effective ne se limite pas aux positions politiques libres de toute immixtion ou aux choix culturels émanant de notre appartenance civlisationnelle. Elle est aussi, comme le rappelle quasi-quotidiennement le Président Kaïs Saïed, la capacité d’imposer le produit national sur les marchés qui lui sont fermés pour des considérations politiques ou pour des contraintes idéologiques ou aussi par paresse ou absence d’initiatives personnelles.
De nos jours, les Vietnamiens ou les Vénézuélien peuvent goûter à la saveur des dattes de Tozeur ou des grenades de Gabès, sans oublier les succulents melons de Béja.

La Presse — D’aucuns qui disaient et qui continuent de professer que la Tunisie est condamnée, de par sa position géographique, les choix antérieurs de ses leaders et aussi la nature de son peuple, à commercer, à traiter, voire à parler uniquement avec l’Europe, les Etats-Unis et à un degré moindre les pays d’Afrique limitrophes de l’Algérie et de la Libye doivent revoir leur copie face aux Tunisiens qui ont cru longtemps à leurs analyses et se sont aussi engagés à les répandre auprès de plusieurs générations de nos enfants et de nos jeunes. Au point que ces analyses sont devenues des vérités scientifiques chez les experts qui se sont habitués à adopter et à manger tout ce que l’on sert et sur toutes les tables, plus particulièrement celles des anciens et des nouveaux colons.

Aujourd’hui et grâce à la vision prospective du Président Kaïs Saïed, à son haut sens des affaires de l’Etat et à sa capacité à saisir l’instant historique et les opportunités ou chances qu’il offre aux peuples, ces thèses sont tombées à l’eau et sont en train de s’écrouler quotidiennement comme des châteaux de cartes.

Tout simplement parce que le produit tunisien à réussi, par sa qualité et son originalité, à s’imposer sur des marchés fermés jusqu’à une époque récente à l’huile d’olive, aux dattes et à l’harissa provenant de Tunisie. Pour des raisons résultant souvent de mauvais ou de faux alignements politiques et parfois idéologiques choisis par une génération de pseudo-politiciens ayant toujours obéi aux ordres des lobbies de tout acabit, en contrepartie des miettes qu’on leur sert dans les banques de l’Occident.

De nos jours, les pique-assiette, les politicards, les pseudo-hommes d’affaires, les intellectuels dépravés et aussi les médiateurs corrompus et n’éprouvant aucune honte de le dire et de l’écrire ont disparu de la scène nationale. Certains se terrant at-home attendant que la justice les prenne en charge, alors que d’autres poursuivent malheureusement leurs basses besognes à l’étranger avec l’espoir chimérique de voir leurs maîtres qui s’en sont lavé les mains changer d’avis et recourir de nouveau à leurs services.

En parallèle, les Tunisiens patriotes qui adhèrent à l’approche prospective du Président de la République se sont attelés à la tâche en saisissant que les marchés du Japon, de la Chine, de l’Inde et des pays de la Fédération de Russie leur sont ouverts mais à condition qu’ils montrent qu’ils savent y pénétrer.

Tout en préservant et en renforcant la présence du produit national sur les marchés traditionnels de l’Europe amie et partenaire depuis de longues dates antérieures même à la colonisation. Et  tout en sachant aussi que l’Europe même est en train de s’affranchir lentement, doucement et parfois à coups de déclarations «rouges» du diktat américain perçu par Donald Trump comme une ressource fondamentale pour enrichir ses comptes.

Et en disséquant les petites informations que nous servent nos responsables comme des gouttes de miel sur les résultats qu’ils sont en train de réaliser au Japon, en Inde et dans les pays baltes en matière de présence du produit national sur les marchés de ces pays, on découvre que la machine est en train de rouler et que les Japonais ou les Chinois sont maintenant réceptifs aux produits de notre terroir et sont même prêts à changer de traditions culinaires pour goûter à nos richesses qu’ils veulent consommer à l’état brut et non emballées dans des cartons portant des indications françaises, espagnoles ou italiennes.

Et là les préposés au marketing de nos richesses sont obligés de s’aligner sur les méthodes modernes de vente, sur la participation continue aux foires internationales qui exposent les dernières innovations et de quitter leurs bureaux feutrés pour sillonner le pays afin de découvrir qu’il existe dans certains douars des artisanes et des artisans qui créent des merveilles pouvant séduire les grands de ce monde. Bref, ils sont tenus de prendre pour exemple à suivre le Chef de l’Etat qui a réussi à nous réconcilier avec les perles produites par les femmes de Sejnane, la bsissa de Sayada et le kaâk de Zaghouan.

Quand les Tunisiens patriotes convaincus de leur capacité à créer et à séduire le monde se prennent en charge, rien ne sera plus comme avant. Et le citoyen, qui peine à supporter les dépenses du mois de Ramadan, respirera de nouveau et sentira qu’il évolue désormais dans un pays libre et réellement souverain.

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Auteur

Abdelkrim DERMECH

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