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Economie

Question de la semaine : Comment transformer les silos en coopération efficace ?

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  • 15 février 19:45
  • 3 min de lecture
Question de la semaine : Comment transformer les silos en coopération efficace ?

La Presse — En entreprise, il n’y a pas pire que de travailler en silo. À l’instar d’une équipe de football, une organisation gagne, se développe et progresse lorsque chacun participe au même processus qui fait avancer le groupe et crée de la valeur.

Travailler seul n’a guère de sens, mais contribuer collectivement aux objectifs de l’entreprise fait toute la différence.

Les silos organisationnels constituent un cauchemar pour les directions RH et les managers : ils réduisent les canaux de communication, instaurent des murs infranchissables faits de hiérarchie et de procédures rébarbatives et, à terme, sapent l’efficacité et l’engagement des collaborateurs.

Ils entraînent mécaniquement une baisse de productivité (les équipes ne partagent pas leurs connaissances, ce qui se traduit par des pertes de temps et des efforts gaspillés) et freinent l’innovation, qui ne peut naître que de la confrontation d’idées.

Le travail en silo entraîne également une perte de vision globale de l’entreprise, chaque équipe se concentrant sur ses propres objectifs plutôt que sur ceux de l’organisation.

Longtemps considéré comme un problème insurmontable, le silo organisationnel n’est pas une fatalité. Des études et des expériences ont permis d’identifier des bonnes pratiques pour les dépasser.

Parmi celles-ci, l’harmonisation des systèmes de récompense et la mise en place d’indicateurs de performance collaborative figurent en tête.

Au-delà de l’évaluation individuelle, ces mesures encouragent les groupes à s’affranchir des frontières organisationnelles et valorisent les réussites collectives.

Favoriser l’expérimentation et le partage d’informations dans le cadre des démarches d’innovation est également un levier puissant pour briser les barrières et stimuler la coopération.

Aussi, la transparence dans la communication est souvent identifiée comme un point de départ essentiel. Une information cloisonnée devient rapidement un obstacle au travail collectif.

À l’inverse, partager ouvertement les données permet de prévenir la formation de silos.

Quand chaque collaborateur dispose d’informations claires et accessibles, la confiance, clé de toute collaboration durable s’installe, transformant les échanges et favorisant un climat propice à la coopération.

Mais la communication seule ne suffit pas. Les managers peuvent également encourager les réseaux internes.

Les collaborateurs qui entretiennent des relations au-delà de leur service facilitent la circulation des connaissances et accélèrent la coopération.

Ainsi, favoriser les échanges ou la création de groupes transversaux réduit les frictions entre départements et contribue à bâtir un environnement collaboratif. Le mélange des équipes constitue également un autre levier efficace.

En effet, faire travailler ensemble des collaborateurs issus de secteurs différents génère des synergies inédites et stimule l’apprentissage mutuel.

Ces initiatives renforcent la compréhension des enjeux de chacun et solidifient le travail collectif. Et comme le confirment les nouvelles théories en management, la dimension humaine reste primordiale.

La collaboration durable se nourrit de la confiance personnelle, qui se construit au fil des interactions, des échanges et des moments partagés.

Célébrations, simples moments de partage et de convivialité ou simples discussions au bureau permettent de renforcer les liens entre collègues.

Ces relations humaines sont essentielles pour dépasser les barrières organisationnelles et créer un véritable esprit d’équipe.

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Auteur

Marwa Saidi

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