gradient blue
gradient blue
A la une Actualités

Ali Zeramdini : La Tunisie a le plein droit de refuser le rapatriement des membres de Daesh

Avatar photo
  • 18 février 12:58
  • 2 min de lecture
Ali Zeramdini : La Tunisie a le plein droit de refuser le rapatriement des membres de Daesh

Le ministère irakien de la Justice vient de publier une liste des détenus appartenant à l’organisation Daesh. Selon cette publication, il s’avère que 234 Tunisiens sont enregistrés sur la liste pour classer, hélas, la Tunisie comme deuxième pays comptant le plus de membres terroristes appartenant à Daesh après les Syrie.

Selon les informations disponibles, cette publication serait en rapport avec le débat international lancé quant au rapatriement des combattants terroristes étrangers.

Dès lors l’enjeu sécuritaire est majeur : car à l’heure où les membres de l’organisation Daesh autrefois condamnés et emprisonnés en Syrie ont été envoyés vers l’Irak. Et une question se pose alors d’elle-même : est-ce que ces terroristes vont être rapatriés au pays d’origine ?

C’est justement dans ce cadre que l’expert en sécurité Ali Zeramdini, est intervenu ce matin du mercredi 18 février 2026 sur les ondes de Jawhara FM. Commentant la publication de la liste précitée, il a estimé que “nous sommes aujourd’hui face à une situation complexe”, en référence à la situation des détenus transférés depuis les camps d’Al-Houl ou d’Al-Hasakah en Syrie vers l’Irak.

M. Zeramdini a indiqué que cette publication ne confirme pas une intention de rapatrier ces personnes, mais semble plutôt confirmer une prise de décision politique irakienne visant à juger les membres de Daech déportés que leurs pays refusent d’accueillir. Il a ajouté que selon le principe juridique, le lieu du crime est le lieu de jugement du criminel. “Puisque les crimes de Daech ont été commis en Syrie et en Irak, ils doivent être jugés dans ces pays-là”, a-t-il encore précisé.

Il a par ailleurs ajouté qu’au nom du principe de souveraineté, la Tunisie a tout à fait le droit de refuser le retour des membres de Daech, à l’instar de plusieurs pays européens. Et de conclure : “Je suis certain, et à 100 %, que la Tunisie refusera de les accueillir. Ils n’ont pas de place parmi nous. Ils représentent des bombes à retardement et un danger imminent pour notre pays, comme l’illustrent les faits et les événements. Celui qui s’est autorisé à verser le sang, à maintes reprises, ne se repentit jamais”.

Lire aussi:  Un haut responsable tunisien arrêté pour espionnage et liens terroristes
Avatar photo
Auteur

Abir Chemli

You cannot copy content of this page