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Société

Couche d’ozone-plan d’élimination des gaz polluants d’ici 2030 : la Tunisie lance la phase finale

  • 18 février 11:38
  • 3 min de lecture
Couche d’ozone-plan d’élimination des gaz polluants d’ici 2030 : la Tunisie lance la phase finale

La Tunisie franchit une étape décisive dans sa transition écologique. Le pays a officiellement lancé la troisième et ultime phase de son Plan de gestion de l’élimination des hydrochlorofluorocarbones (HCFC). Ce déploiement stratégique a fait l’objet d’un atelier national organisé à Tunis par l’Agence Nationale de Protection de l’Environnement (ANPE), en partenariat  avec l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI).

Un engagement climatique ferme à l’horizon 2030

Prévue pour la période 2026-2030, cette étape cruciale vise l’abandon définitif des fluides frigorigènes polluants. Ces substances, responsables de l’appauvrissement de la couche d’ozone et de l’accentuation du réchauffement climatique, sont au cœur des préoccupations mondiales. En agissant ainsi, la Tunisie réaffirme son respect des engagements internationaux pris dans le cadre du Protocole de Montréal.

La modernisation du secteur industriel comme levier économique

Au-delà de l’enjeu environnemental, les experts techniques et représentants du secteur industriel présents à l’atelier ont souligné que cette phase finale constitue un véritable moteur de croissance. Elle représente une opportunité unique de moderniser l’intégralité de la filière du froid et de la climatisation en Tunisie.

Le programme s’articule notamment autour de la promotion de l’économie circulaire. Cela passe par l’instauration d’un mécanisme national intégré dédié à la récupération, au recyclage et à la régénération des fluides frigorigènes contrôlés, limitant ainsi les émissions sauvages dans l’atmosphère.

Innovation technologique et transition vers les réfrigérants naturels

La stratégie nationale encourage vivement les entreprises à opérer une transition vers des réfrigérants naturels comme l’ammoniac ou le CO2. Ces alternatives écologiques offrent non seulement un impact nul sur l’ozone, mais garantissent également une efficacité énergétique supérieure. Des projets pilotes seront d’ailleurs déployés dans les secteurs de la pêche et de l’agroalimentaire, industries particulièrement dépendantes des systèmes de réfrigération de grande puissance, afin de renforcer leur compétitivité sur les marchés internationaux.

Un volet social axé sur l’inclusion et les métiers verts

Cette troisième phase se distingue par une forte dimension sociale. Le plan met un point d’honneur à favoriser l’inclusion des femmes dans les métiers techniques du froid. Pour soutenir cette ambition, des cycles de formation spécialisés seront mis en place afin de permettre aux professionnelles de maîtriser les technologies de pointe et la manipulation sécurisée des nouveaux fluides naturels, consolidant ainsi l’émergence d’une nouvelle génération de talents au service de l’économie verte.

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Auteur

R. I

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