Washington et Téhéran : un nouveau cycle de pourparlers
Au début du mois de juin dernier, des négociations sérieuses sur le nucléaire étaient en bonne voie entre les Etats-Unis et l’Iran. Elles ont été interrompues par une agression traîtresse de 12 jours, déclenchée et menée perfidement par l’Etat sioniste.
Ce qui montre clairement que l’objectif de cet Etat n’est pas le programme nucléaire de l’Iran, mais qu’il vise à la déstabilisation politique du pays en sabordant toute forme d’arrangement.
Avec cette attaque, Netanyahou s’est dressé contre tout accord (ancien ou en préparation) entre son principal ennemi dans la région depuis 1979 et le président Trump. A ce sujet, il n’a jamais caché sa volonté de cibler militairement le programme nucléaire.
Il a, dans le même esprit pervers, tenté sans succès de faire oublier les critiques de la communauté internationale sur le génocide de Gaza et ses 70.000 morts et plus.
Un court rappel des faits nous apprend qu’en 2015, un accord sur le nucléaire iranien a été signé par l’Iran et tous les pays. Par cet accord, l’Iran avait décidé officiellement de s’éloigner de ses capacités avait disposer de la bombe.
Il s’agissait par conséquent de lever les sanctions imposées à l’Iran. Mais en 2017, Trump a rompu cet accord, pensant qu’il pouvait faire mieux.
Comment ? Une nouvelle étape est ouverte, une épreuve de force hors de tout cadre légal commence et continue pendant son second mandat. Sans résultat.
Les discussions (indirectes) entre les Etats-Unis et l’Iran ont repris cette semaine à Mascate, les observateurs estimaient que toutes les données étaient sur la table ; mais, surprise : le ton est monté lundi dernier suivi de menaces de frappes militaires et de bruit de bottes préoccupants de part et d’autre.
Les deux pays se sont retrouvés à Genève hier, sous médiation omanaise, dans un second round de discussions pour éviter toute forme de rupture, estimant qu’il y a de bonnes raisons de penser qu’ils vont dans une direction favorable, autrement dit vers un compromis qui conviendrait aux deux parties.
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a rencontré son homologue omanais Badr al-Busaidi, pour expliquer «le point de vue et les considérations de la République islamique sur la question nucléaire et la levée des sanctions».
Il a évoqué la détermination de l’Iran à œuvrer à une «diplomatie axée sur les résultats pour garantir les intérêts et droits des Iraniens et la paix et la stabilité dans la région».
Il convient de souligner que l’assassin de Gaza s’est envolé une semaine auparavant (le 9 du mois) pour Washington en vue d’influencer son parrain sur le cours des négociations entamées hier, mardi. On devine ses arguments et ses intentions



