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Economie

L’Inde accueille le sommet mondial sur l’IA : L’intelligence artificielle face aux attentes et aux critiques

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  • 20 février 19:30
  • 4 min de lecture
L’Inde accueille le sommet mondial sur l’IA : L’intelligence artificielle face aux attentes et aux critiques

Alors que le Sommet international sur l’intelligence artificielle touche à sa fin, aujourd’hui 20 février 2026 à New Delhi, dirigeants politiques, experts du secteur et géants mondiaux de la tech achèvent plusieurs jours de débats consacrés à la gouvernance de l’IA, à ses risques et à ses promesses.

Malgré l’affluence de chefs d’État et la présence des plus puissantes entreprises du numérique, les observateurs s’interrogent : cette édition produira-t-elle des avancées concrètes ou restera-t-elle marquée par des engagements symboliques ?

La Presse — Un important sommet international sur l’intelligence artificielle (IA), baptisé « AI Impact Summit 2026 », s’est tenu à New Delhi cette semaine, rassemblant chefs d’État, dirigeants politiques, responsables d’entreprises technologiques et experts du secteur, autour des enjeux futurs et des risques liés à cette technologie qui transforme déjà profondément les sociétés.

Organisé du 16 au 20 février 2026 au Bharat Mandapam, ce sommet est la quatrième édition mondiale après Paris, Séoul et Bletchley Park.

Il est également la première de la série à être accueillie par un pays du « Global South », illustrant les ambitions de l’Inde d’occuper une place majeure dans l’écosystème mondial de l’IA.

Décideurs et géants technologiques

Le programme réunit plus d’une centaine de pays, ainsi qu’une vingtaine de chefs d’État, dont ceux de la France, du Brésil, des Pays-Bas, de l’Espagne et des Émirats arabes unis. Plusieurs dirigeants se sont déplacés pour participer à des discussions sur la gouvernance, la sécurité, l’impact social et environnemental de l’IA.

Les grandes entreprises technologiques mondiales sont également présentes : des dirigeants comme « Sundar Pichai » de Google, « Sam Altman » d’OpenAI et d’autres leaders de la « tech » participent aux tables rondes et aux interventions officielles.

Lors de l’ouverture, le Premier ministre indien, Narendra Modi, a présenté la vision « Manav » pour l’IA, un cadre éthique et responsable visant à garantir que l’intelligence artificielle soit « morale, responsable, accessible et bénéfique pour tous ».

Il a souligné l’importance de protéger particulièrement les enfants et de promouvoir des modèles ouverts et inclusifs. La seconde partie du sommet a aussi servi de cadre à l’élaboration d’une feuille de route mondiale pour la gouvernance et la coopération internationale en matière d’IA.

Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a mis en garde contre le risque que l’avenir de l’IA soit laissé « aux caprices de quelques milliardaires », appelant à une régulation plus juste et à un fonds mondial pour assurer un accès équitable à cette technologie.

Des avancées… mais des engagements encore timides

Au moins un cadre volontaire appelé « New Delhi Frontier AI Impact Commitments » a été dévoilé, visant à diffuser des pratiques éthiques et responsables dans le développement et l’usage de l’IA.

Cependant, certains analystes internationaux restent sceptiques quant à l’adoption de mesures réellement contraignantes contre les excès des géants technologiques, soulignant que plusieurs déclarations se bornent à fixer des principes de « quasi-autorégulation ».

Alors que le sommet aspire à poser des bases solides pour l’avenir de l’IA, plusieurs critiques ont émergé dès les premiers jours de l’événement.

Des participants et observateurs ont pointé du doigt une logistique déficiente, avec des files d’attente interminables, un contrôle d’accès confus et des problèmes d’organisation qui ont affecté la participation à certaines sessions.

Par ailleurs, des personnalités attendues, comme Bill Gates, ont annulé leur allocution principale, suscitant des questionnements sur le déroulement et l’impact réel du sommet.

Enjeux pour le monde et pour la Tunisie

Pour un pays comme la Tunisie, où l’IA commence à impulser des transformations dans l’administration publique, l’éducation ou l’économie numérique, ces débats internationaux sont particulièrement pertinents. Au-delà des opportunités économiques et sociales liées à l’adoption de l’IA, les questions de régulation, de protection des données personnelles, de sécurité en ligne, d’emploi et d’éthique sont au cœur des discussions.

L’expérience de ce sommet souligne que la coopération entre gouvernements, institutions internationales et entreprises privées sera primordiale pour créer un cadre d’usage qui maximise les bénéfices de l’IA tout en minimisant ses risques, un sujet de plus en plus débattu dans les politiques publiques et les stratégies numériques tunisiennes.

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Auteur

Saoussen BOULEKBACHE

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