Rien qu’au premier jour de Ramadan 2026, les brigades de contrôle économique relevant de la Direction Régionale du Commerce et du Développement des Exportations de Tunis ont réussi à relever 49 infractions économiques. Et ce, suite à la sécurisation de 116 visites d’inspection par 6 brigades de contrôle.
Selon Sihem Mabrouk, directrice régionale du Commerce du gouvernorat de Tunis, ces dépassements ont concerné les secteurs des fruits et légumes, des produits alimentaires, des viandes, de la boulangerie, de la volaille et des œufs.
Le nombre d’infractions relatives à l’intégrité et à la transparence des transactions commerciales s’est élevé à 19, les infractions concernant des pratiques monopolistiques telles que le refus de vente, la vente à des prix illégaux et la dissimulation de marchandises ont atteint le nombre de 24.
Les 6 infractions restantes ont été relevées pour détention d’instruments de pesage non réglementaires et ne portant pas la marque du poinçon requise.
Ceci dit, la répartition sectorielle des infractions s’établit comme suit : 24 dans le secteur des fruits et légumes, 10 dans le secteur des produits alimentaires, 6 dans le secteur de la volaille et des œufs, en plus de 9 infractions relevées dans les secteurs de la pêche, des viandes rouges et de la boulangerie.
La responsable a confirmé qu’il a été procédé à la lutte contre les dérives de prix enregistrées, particulièrement dans le secteur de la volaille et des viandes rouges ainsi qu’à l’application de mesures pour ramener les prix à leurs niveaux légaux.
Elle a toutefois mentionné que dans l’ensemble, les équipes de contrôle ont enregistré un engagement des commerçants envers les marges bénéficiaires légales.
Mme Mabrouk a par ailleurs, noté que les prix des pommes de terre ont oscillé entre 1 500 et 2 000 millimes/kg, ceux des tomates entre 1 600 et 1 980 millimes/kg, et ceux du piment (fort et doux) entre 3 000 et 3 750 millimes/kg.
Elle a ajouté que l’action de contrôle durant le mois du jeûne se poursuivra de façon permanente et soutenue afin de préserver la transparence et l’intégrité des transactions commerciales.