Entre Washington et Tunis
CEUX qui considèrent et répètent quotidiennement à qui veut les entendre encore que les Etats-Unis version Donald Trump ont lâché la Tunisie du 25 juillet et cherchent même à l’isoler sur les plans régional, arabe et africain doivent déchanter et reconnaître que leurs faux calculs et leurs mauvaises fréquentations les ont enduits de nouveau en erreur.
En parallèle, les Tunisiens vaccinés contre les professionnels du mensonge, de l’escroquerie et de la cécité politique savent que les relations tuniso-américaines datant de plus de trois siècles ne peuvent souffrir aucune altération, quelles que soient les conditions prévalant à Washington ou à Tunis.
Et que les hommes qui dirigent les deux pays sont fidèles à l’amitié tuniso-américaine et ne sont pas prêts pour n’importe quelle raison à suivre les manipulateurs et les renégats de tout acabit, qu’ils soient tunisiens ou américains, pour sacrifier ce précieux capital confiance et crédibilité qui unit les deux pays.
Mieux encore et grâce à la vision prospective, réaliste et ambitieuse du Président Kaïs Saïed qui milite pour l’instauration d’un nouvel ordre mondial basé essentiellement sur l’exercice pour chaque pays de son droit absolu à une souveraineté pleine et effective, les rapports entre Tunis et Washington ont connu un nouvel élan.
Caractérisé notamment par la conviction des Américains qu’ils traitent, désormais, avec un partenaire qui a son mot à dire et son approche à faire prévaloir et qui n’attend plus les consignes pour réagir.
Et quand l’ambassadeur des USA à Tunis affirme, en recevant le président de l’Union tunisienne du commerce et de l’artisanat (Utica), qu’il existe un plan en vue de réactiver les commissions communes et de faire en sorte que la coopération bilatérale retrouve ses beaux jours, il est de notre droit de saluer une telle initiative et d’attendre que notre stratégie de renouveau national porte ses fruits à la lumières des ambitions légitimes du peuple.