Contrôle économique : Les prix et les kilos passent au crible
À l’occasion du mois du Ramadan 2026, les autorités tunisiennes ont renforcé le contrôle économique sur les marchés pour assurer transparence et stabilité des prix.
Fruits, légumes, viandes et produits de base ont été scrutés de près, révélant des infractions mais aussi des mesures correctives rapides pour protéger le pouvoir d’achat des citoyens.
La Presse —Quand les étals se remplissent pour Ramadan, ce n’est pas seulement la saison des dattes et des légumes qui commence: c’est aussi le moment où les brigades de la direction régionale du commerce entrent en action.
Sur le terrain à Tunis et Ariana, des brigades de contrôle scrutent chaque prix, chaque affichage, chaque produit, traquant les infractions qui peuvent fragiliser le pouvoir d’achat des citoyens.
En un seul jour, près de 100 irrégularités ont été relevées : fruits et légumes surtaxés, prix non affichés, viandes et volailles vendues au-delà des marges légales.
Les autorités ont saisi des produits et corrigé les écarts de prix dans les produits essentiels, de la pomme de terre au poivron vert.
Ces actions démontrent que le contrôle n’est pas un simple gendarme administratif : c’est un véritable levier de transparence et de stabilité économique, qui protège les consommateurs et rassure les commerçants respectueux des règles.
À Ariana, la direction régionale du commerce a recensé 48 infractions, avec notamment la saisie de 20,5 kg de bananes. Les principaux manquements concernent l’augmentation illégale des prix et le non-affichage des tarifs, surtout dans le secteur des légumes.
Six brigades de contrôle mixtes ont été mobilisées pour couvrir toutes les plages horaires, en coordination avec les services de sécurité et les douanes, permettant de suivre les produits d’origine inconnue et de lutter contre la contrebande.
À Tunis, les équipes de contrôle économique ont relevé 49 infractions lors de 116 visites d’inspection, touchant les fruits et légumes (24), les produits alimentaires (10), la volaille et les œufs (6), ainsi que le poisson, les viandes rouges et les boulangeries (9).
Parmi ces infractions, 19 portaient atteinte à la transparence des transactions, 24 à la spéculation, et 6 à la métrologie.
Pour faciliter la participation citoyenne…
Le suivi des prix montre également l’impact positif de ces contrôles : les écarts de prix ont été corrigés, notamment pour la volaille et la viande rouge, tandis que d’autres produits comme les pommes, les légumes-feuilles, les aubergines et les concombres ont enregistré une baisse.
Les prix observés sont les suivants : pommes de terre entre 1,500 et 2 dinars/kg, tomates entre 1,600 et 1,980 dinars/kg, poivrons verts entre 3 et 3,750 dinars/kg.
Ces opérations démontrent que la présence active des équipes de contrôle contribue non seulement à sanctionner les pratiques irrégulières, mais aussi à prévenir la spéculation et à stabiliser les prix, offrant ainsi un environnement commercial plus transparent et équitable pour les consommateurs.
Pour faciliter la participation citoyenne, les autorités ont mis à disposition un numéro vert, une page Facebook et une cellule de réception des réclamations, renforçant le rôle du citoyen dans la surveillance des marchés.
Le contrôle économique, loin d’être une formalité administrative, s’affirme comme base pour la transparence dans les marchés et la confiance dans le commerce tunisien, particulièrement pendant les périodes de forte demande.