Kiosque international
UE
Nouvelle initiative de financement alternatif des Tpme
L’Union européenne et la Banque de développement allemande KfW viennent de lancer un mécanisme de garantie de 135 millions d’euros pour soutenir le financement alternatif — crowdfunding, microfinance, crédit-bail et capital-risque — en faveur des Tpme (très petites et moyennes entreprises) dans plusieurs régions partenaires de l’Union européenne, dont l’Afrique du Nord.
Cette initiative ouvre de nouvelles perspectives pour les entrepreneurs, en particulier les startups, les entreprises dirigées par des femmes et les acteurs confrontés à des difficultés d’accès au crédit bancaire.
Cette approche vise à renforcer l’écosystème du financement non bancaire dans les régions concernées (Afrique du Nord, Moyen-Orient, Balkans occidentaux, voisinage oriental), en complément des mécanismes classiques, afin de mieux répondre aux besoins des entreprises insuffisamment desservies par le système financier traditionnel.
Selon la Commission européenne, cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large de soutien aux économies partenaires de l’Union, axée sur l’innovation, l’inclusion financière et la compétitivité. Ce partenariat (UE-bfw) vise à s’attaquer à l’un des principaux obstacles au financement des petites et moyennes entreprises : l’octroi de garanties aux banques et aux institutions de microfinance pour qu’elles puissent servir des clients avec lesquels elles ne travailleraient pas habituellement.
« C’est un excellent moyen de soutenir le développement économique et de poursuivre l’objectif d’une région méditerranéenne plus intégrée », souligne Dubravka Šuica, commissaire européenne à la Méditerranée.
Pour la KfW, « ce partenariat avec l’Union européenne constitue un levier pour élargir l’offre de garanties au profit des acteurs du financement alternatif dans les pays voisins de l’UE.
Concrètement, la flexibilité du mécanisme de garantie permet aux fournisseurs de financements alternatifs de partager une partie du risque et, par conséquent, de jouer un rôle plus important dans l’amélioration de l’accès au capital pour les PME dans ces régions ».
Pétrole
Les prix repartent à la hausse
Après une période de baisse liée à des avancées dans les pourparlers diplomatiques, les cours ont rebondi et se maintiennent à des niveaux élevés, portés par le risque d’escalade entre les États-Unis et l’Iran ainsi que par des mouvements de marché intégrant des scénarios de perturbations d’approvisionnement.
Selon les dernières cotations, le baril de Brent s’est rapproché des plus hauts niveaux des six derniers mois, autour de 71,46 dollars, tandis que le WTI américain s’est établi autour de 66,24 dollars, marquant une progression notable.
Les projections récentes de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) montrent que la demande mondiale de pétrole devrait croître en 2026, bien qu’à un rythme modéré, avec une augmentation attendue d’environ 850.000 barils par jour.
Cette progression s’ajoute à un marché caractérisé par un excédent structurel d’offre, résultant notamment d’une production robuste des pays de l’OPEP+ et d’une reprise des flux pétroliers après les perturbations hivernales.
Or
Une correction sous tension
Le marché mondial de l’or a connu un net mouvement de correction, rappelant la sensibilité persistante du métal précieux aux dynamiques géopolitiques et monétaires.
Après plusieurs semaines d’évolution à des niveaux historiquement élevés, le métal précieux est repassé sous la barre symbolique des 5.000 dollars l’once, avec un repli supérieur à 2 %. Ce retournement illustre une réalité récurrente des marchés de matières premières, où les dynamiques monétaires et géopolitiques se combinent pour redessiner rapidement les trajectoires de prix.
La baisse observée s’explique par un ajustement du comportement des investisseurs.
L’or, actif refuge par excellence, a vu son attrait temporairement diminuer dans un contexte marqué par une détente relative des tensions internationales.
Les avancées enregistrées dans les négociations entre les États-Unis et l’Iran ont contribué à réduire la prime de risque géopolitique qui soutenait jusque-là les cours.
À ce facteur géopolitique s’est ajouté un élément monétaire déterminant. La fermeté du dollar américain a accentué la pression baissière.
Une devise américaine plus robuste rend l’or plus coûteux pour les investisseurs opérant dans d’autres monnaies, ce qui tend à freiner la demande et à amplifier les phases de correction.
L’or continue d’occuper une place centrale dans les stratégies de diversification et de protection contre l’incertitude macroéconomique.
Les niveaux atteints ces derniers mois, qualifiés de sommets historiques, témoignent d’un environnement global où les préoccupations liées à l’inflation, aux taux d’intérêt et aux équilibres géopolitiques restent déterminantes.