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Ramadan – Consommation : Trêve de surenchère !

  • 22 février 19:15
  • 4 min de lecture
Ramadan – Consommation : Trêve de surenchère !

La Presse — Bien avant que les Tunisiens et les Tunisiennes ne rompent le jeûne du premier jour de Ramadan 2026, jeudi 19 février 2026, s’est déclarée une course folle aux promesses irréalistes et irréalisables et a démarré la compétition effrénée aux déclarations qui non seulement n’engagent que leurs auteurs mais compromettent l’ensemble du gouvernement et mettent en péril l’entreprise conduite par le Président Kaïs Saïed en vue de faire du mois saint une pause de recouvrement de la confiance nationale et d’engagement citoyen afin d’atteindre, ensemble, le décollage civilisationnel, fondement essentiel du programme d’édification et de construction.

Quand le directeur de la Direction régionale du commerce à Kasserine jure par tous les dieux qu’il connaît et par tous les dieux qu’il n’a jamais connus que le prix du kilogramme de viande ovine ne dépassera pas cinquante dinars tout au long du mois de recueillement et qu’il l’affirme, à l’agence Tunis-Afrique-presse (TAP), l’on ne peut que se poser l’interrogation suivante : qui pousse le responsable en question à saboter l’action nationale visant le développement équitable et égalitaire de toutes les régions du pays, plus particulièrement celles dites défavorisées ou plus exactement délaissées intentionnellement  sur le quai par le train du développement ?

On se demande également ce que va faire le ministre du Commerce face à cette déclaration qui ne manquera pas de réveiller la discorde qu’on croyait enterrée, à jamais. Puisque tout citoyen ayant eu l’opportunité d’écouter ou de lire la déclaration du directeur en question va se demander où est la part de sa région quand il va trouver dans son marché que les prix de l’agneau ont atteint plus de soixante dinars le premier jour du mois de l’abstinence. Et que même celui de la viande bovine dépasse de loin «la petite merveille» de Kasserine, y compris dans les marchés considérés d’ailleurs comme populaires.

Le Chef de l’Etat a insisté dans son message de félicitations à l’adresse du peuple à l’occasion de l’avènement du mois du jeûne sur la nécessité impérieuse d’imaginer une nouvelle conception de la solidarité rompant avec les anciennes pratiques hésitées des époques révolues basées sur la distribution, en fanfare, des couffins de Ramadan et l’organisation des repas d’iftar sous les caméras de la TV.

Aujourd’hui, et en saisissant les enseignements profonds du message présidentiel, on a l’obligation de préserver la dignité du citoyen toujours en besoin d’assistance et en se souciant de son droit fondamental au respect scrupuleux. Dans la mesure où il se sent comme un partenaire de plein droit dans la dynamique nationale de progrès et de prospérité équitablement partagés.

Le Chef de l’Etat se distingue par sa persévérance légendaire dans son insistance à ce que tous les Tunisiens, là où ils se trouvent, soient associés effectivement à l’œuvre de renouveau et épargnés de tout sentiment de marginalisation.

Et  pour revenir à ce que le gouvernement doit prendre en tant que mesures urgentes afin d’éradiquer tous les dérapages de quelque nature que ce soit, n’est-il pas légitime de voir les promoteurs des mensonges et des rêves chimériques sanctionnés à la mesure de leur méfaits ou au moins écartés des postes de responsabilité en attendant que la justice se prononce sur leur cas  ?

Le Président de la République, persuadé que les Tunisiens sont toujours confiants en sa sagesse et son sens des responsabilités dont ils l’ont chargé, saura réagir convenablement face aux fauteurs de troubles et ceux qui sèment la discorde et la division parmi le peuple, en particulier, les citoyens vulnérables.

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Auteur

Abdelkrim DERMECH

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