En Tunisie, les bâtiments menaçant ruine ne sont plus de simples anomalies urbaines : ils sont devenus un véritable enjeu de sécurité publique, de gouvernance locale et de justice sociale.
Dans de nombreux quartiers, des familles vivent encore dans des immeubles fragilisés, au milieu de fissures béantes et de murs qui s’effritent, redoutant à tout moment un effondrement.
Pourtant, la démolition ou la réhabilitation de ces structures se heurte à une série d’obstacles : conflits de propriété parfois hérités de l’époque coloniale, successions non réglées impliquant des héritiers à l’étranger, occupants sans contrats de location formels, lenteurs administratives, ou encore moyens municipaux insuffisants.
Derrière chaque façade marquée du sceau « bâtiment menaçant ruine », ce sont des histoires humaines qui s’entremêlent avec des réalités juridiques complexes et des procédures souvent longues.
Ce dossier revient sur les témoignages des habitants, les alertes des riverains, les difficultés des autorités locales et les zones d’ombre qui persistent.
Un problème structurel, ancien mais toujours d’actualité, qui appelle aujourd’hui des réponses urgentes, cohérentes et durables.