La Commission des finances de l’Assemblée des représentants du peuple a entamé, lundi 23 février, l’examen de la proposition de loi portant adoption d’un nouveau Code des changes, déposée en octobre 2025.
L’audition de la partie à l’initiative du texte a marqué le coup d’envoi des travaux, a indiqué le président de la commission, le député Maher Kettari.
Intervenant sur les ondes de Diwan Fm, Kettari a souligné que la Tunisie applique toujours une législation remontant à 1976, une situation qu’il a jugée « inacceptable » au regard des mutations économiques et financières, estimant qu’une réforme du régime de change est désormais indispensable.
Selon lui, le futur Code des changes devrait constituer « un saut qualitatif » pour l’économie nationale, en introduisant des assouplissements importants, notamment en matière de résidence, afin de résoudre plusieurs difficultés administratives et financières.
Le texte prévoit également d’apporter des solutions aux problématiques liées aux plateformes numériques et aux monnaies virtuelles.
La réforme vise aussi à faciliter la situation des étrangers devenant résidents en Tunisie, en particulier ceux disposant de biens dans le pays et à l’étranger, ainsi qu’à simplifier les procédures d’autorisation pour les investissements étrangers.
Kettari a précisé que la commission poursuivra ses auditions dans les prochaines semaines.
Seront notamment conviés la Banque centrale, le ministère des Finances, les institutions financières et bancaires, les experts-comptables ainsi que les organisations nationales représentant les différents secteurs économiques et financiers.