Le mois de Ramadan a débuté sur les chapeaux de roue pour les parents dont les enfants étudient dans les établissements primaires et qui passent, à partir d’aujourd’hui, les examens d’évaluation du second trimestre.
Il faut rappeler que le ministère de l’Éducation a modifié, cette année, l’organisation habituelle des évaluations.
Jusqu’à l’an dernier, les examens étaient répartis sur deux semaines : la première était consacrée aux matières comme l’histoire, la géographie, l’éducation civique, l’éducation islamique, la musique ou la récitation tandis que la deuxième, dite « semaine bloquée », était réservée aux matières fondamentales telles que les mathématiques, les matières littéraires ou l’éveil scientifique.
Cette répartition a été modifiée. Toutes les matières sont désormais regroupées sur une même période d’évaluation. Les élèves se retrouvent ainsi, au cours de la même semaine, à passer à la fois les matières fondamentales et celles qui nécessitent un apprentissage par cœur.
Cette nouvelle organisation impose, désormais, un double effort : mémoriser des informations pour les matières comme l’histoire et l’éducation civique ou islamique, tout en mobilisant concentration et compréhension pour les matières scientifiques.
De plus, les cours se poursuivent normalement sans interruption au cours de ces deux semaines d’évaluation.
Cette situation ajoute une pression supplémentaire sur les élèves, qui terminent la journée non seulement épuisés par les examens, mais également par les heures passées en classe.
Depuis le début du mois saint, cette période d’évaluation représente une source de stress considérable pour les parents, notamment pour les mamans contraintes de se livrer à un véritable jeu d’équilibriste, en jonglant entre la préparation du repas de l’Iftar et la révision des examens du second trimestre.
Pour Mariem, jeune maman de deux enfants, ce nouvel réaménagement des examens d’évaluation pour les élèves du primaire présente plus d’inconvénients que d’avantages, dès lors qu’il représente une source de stress supplémentaire pour les parents et les élèves.
Inscrite en sixième année de base, sa fille ainsi que ses camarades, vont enchaîner deux épreuves par jour, durant cette semaine d’évaluation.
Le programme des examens inclut à la fois les matières fondamentales et d’autres disciplines telles que l’histoire et l’éducation islamique. À cela, s’ajoute le maintien des cours, qui se déroulent normalement sans aménagement particulier.
« Les élèves vont terminer la matinée épuisés, après avoir passé leurs épreuves et assisté aux cours.
Une fois rentrés, ils doivent encore réviser pour le lendemain », témoigne la jeune mère. La situation est d’autant plus éprouvante que certains élèves, dont sa fille, observent le jeûne.
« Le rythme est extrêmement fatigant pour elle comme pour l’ensemble des élèves du primaire », déplore-t-elle.
Face à cette organisation jugée contraignante, Mariem appelle le ministère de l’Éducation à revoir la programmation des évaluations, préconisant, notamment, un retour au calendrier classique des examens, répartis sur deux semaines — pré-bloquée et bloquée — tout en tenant compte , à partir de cette année, de la coïncidence entre la période des examens du deuxième trimestre et le mois de Ramadan.