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Editorial

Choix financiers payants

  • 24 février 17:00
  • 3 min de lecture
Choix financiers payants

Le choix pour l’autosuffisance et le pari sur la valorisation des ressources propres du pays pour conduire le plan de redressement économique semblent jusque-là justifiés, payants et surtout loin d’être pénalisants.

Ce qui donne sa pleine mesure à cette orientation, c’est qu’elle a conduit l’Etat à revoir, en profondeur, son modus operandi à la faveur d’un nouveau modèle de développement solidaire, compact et bien orienté.

Aujourd’hui, les différents indicateurs confortent cette nouvelle politique.

L’économie nationale semble avancer sur la bonne trajectoire, nos finances sont en train de retrouver, même progressivement, leur équilibre et le pays, dans son ensemble, est sur la voie de reconquérir, proportionnellement, la confiance du marché international.

Certes, on est encore loin de notre niveau habituel, mais les signaux sont, tout de même, positifs et rassurants. En attestent, d’ailleurs, les appréciations des institutions économiques et financières internationales ou encore la valorisation des notes souveraines de la Tunisie par les différentes agences de notation.

Ce qui donne, réellement, sa légitimité au nouveau modèle de développement économique, c’est son pari sur certains fondamentaux qui ont réussi à regagner leur dynamisme.

C’est le cas de notre système fiscal qui, grâce à des orientations précises, a pu améliorer sensiblement son niveau de rentabilité et réduire, ainsi, la pression sur nos finances.

C’est le cas aussi de notre appareil productif qui, après avoir tourné longtemps au ralenti, a pu reprendre de la vitesse et gagner du coup en efficacité.

Et  même les secteurs qui marchent déjà bien  ont pu, dans le cadre de cette dynamique nouvelle, améliorer leurs performances et créer davantage de valeur ajoutée.

C’est le cas de l’agriculture ou encore du tourisme qui confortent régulièrement leurs statuts stratégiques.

Mais ce qui est réellement important, c’est aussi et surtout le niveau d’engagement, de responsabilisation et d’implication des différents acteurs économiques dans le projet de développement national.

Et la palme d’or revient, sans aucun doute, au secteur bancaire qui s’est réinventé totalement pour s’associer aux différentes phases du plan national de redressement socioéconomique.

D’ailleurs, nos premiers décideurs se félicitent, comme on l’a déjà soulevé, «de l’ampleur de la responsabilité des banques dans la concrétisation des orientations stratégiques du pays, notamment dans ces moments difficiles».

N’oublions pas que selon les dernières statistiques, les crédits à l’Etat en 2025 ont représenté environ 18% des actifs des banques tunisiennes.

Pour certains observateurs, cet engagement est salutaire, mais il doit, constamment, être géré avec prudence. Car, comme on le rappelle souvent, une implication trop poussée pourrait conduire à l’effritement des liquidités bancaires.

Auteur

Anis SOUADI

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