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Ouverture du Festival de la Médina 2026 : Zied Mehdi célèbre avec brio la musique traditionnelle

  • 24 février 20:00
  • 4 min de lecture
Ouverture du Festival de la Médina 2026 : Zied Mehdi célèbre avec brio la musique traditionnelle

Dans l’écrin du Théâtre municipal de Tunis, la 42è édition du Festival de la Médina s’est ouverte samedi 21 février 2026 sur un retour assumé aux racines du malouf.

Sous la direction du luthiste Zied Mehdi, le concert « Fi Riadh El Achiqine » a donné le ton d’une session placée sous le signe de la transmission et de la célébration du patrimoine musical tunisien et andalou.

La Presse — Le Théâtre municipal de Tunis a accueilli, samedi 21 février 2026,  l’ouverture de la 42e édition du Festival de la médina, qui se tient depuis sa création en 1984 au mois de Ramadan.

C’est avec le concert « Fi Riadh El Achiqine » (Dans le jardin des amoureux) dirigé par le luthiste Zied Mehdi, fondateur et directeur de « Dar El Oud Ettounsi » qu’a démarré cette session qui se veut un retour aux sources du patrimoine musical tunisien et arabe.

Le ton est donc donné avec une musique traditionnelle qui s’inscrit dans une démarche de la valorisation de ce patrimoine qui se transmet de génération en génération.

Après une « Wasla » de « Noubet Rasd Eddil » d’ouverture qui a donné le la du registre musical qui sera interprété par une pléiade de chanteurs lors de cette soirée profondément nostalgique.

Sous les ovations d’un public fan de musique savante, l’orchestre et la chorale sous la houlette de Zied Mehdi se sont lancés dans l’interprétation du grand classique du malouf tunisien et marocain. « Adwar », « Mouachahats » et mélodies d’antan ont plongé l’assistance dans un voyage musical d’une autre époque.

L’orchestre composé des musiciens : Abderaouf Machhour et Syrine Jaâfoura (Darbouka), Hichem Chichti (Rabeb), Hafedh Bousâda (Nagharats), Zoubeir Garma (Violon) et Yassine Ben Abda (Tar) et un autre musicien au piano ont accompagné les chanteurs et la chorale constituée en grande partie de jeunes. «Btaihi», «Barouel», «Darj», «Khfif» ainsi que d’autres mélodies célèbres du malouf tunisien ont été interprétés par des chanteurs confirmés dans leur domaine.

Rami El Kefi, avec sa voix proche de celle de Zied Gharsa, a entamé une série de mélodies qu’il a partagées avec un public d’initiés ravi de ce chant qui restitue la mémoire collective. De son côté, l’invité marocain Ibrahim Inhid avec son timbre vocal et son interprétation conforme au modèle de musique andalouse a régalé l’auditoire avec « le Madih» et « le Samaâ » marocains.

La voix féminine est présente grâce à la contribution de Zeineb Hrabi au timbre aigu qui a offert un cocktail de chansons de la grande figure du patrimoine musical tunisien Saliha contribuant de la sorte à la valorisation du riche répertoire de la chanteuse. Hamdi Chalghmi, spécialisé dans le chant traditionnel, avec sa voix de stentor, a enchainé plusieurs titres évocateurs d’un patrimoine musical toujours renouvelé.

Et la soirée se termine avec Rami El Kefi et une série de mélodies célèbres que le public reprenait avec lui. Cette soirée d’ouverture a redonné vie au patrimoine musical tunisien et arabe et a offert au public un voyage artistique à travers des sonorités qui rappellent une époque certes révolue, mais qui reste selon les organisateurs « une composante essentielle de l’identité culturelle tunisienne et source majeure de la mémoire collective ».

Une belle soirée au cours de laquelle Zied Mehdi et son orchestre ont rendu leur vitalité au malouf, perpétuant ainsi une tradition millénaire qui fait la fierté des tunisiens. Le public a salué la prestation des artistes  avec une salve d’applaudissements.

Auteur

Neila GHARBI

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