Une « lune de sang » bientôt visible dans le ciel
Image : illustration IA
Les amateurs d’astronomie se préparent à observer un phénomène céleste spectaculaire. Une éclipse lunaire totale est attendue le 3 mars prochain, marquant la première occurrence de ce type en 2026. Un rendez-vous rare, puisqu’une telle éclipse ne se reproduira pas avant 2029.
Une éclipse lunaire survient lorsque la Terre s’aligne parfaitement entre le Soleil et la Lune, projetant son ombre sur cette dernière. Ce phénomène ne peut se produire qu’au moment de la pleine lune. Privée de lumière directe, la surface lunaire s’assombrit progressivement, prenant parfois une teinte rougeâtre caractéristique, à l’origine de l’expression « lune de sang ».
Contrairement aux éclipses solaires, l’observation d’une éclipse lunaire ne présente aucun danger pour les yeux. Visible depuis toute la partie nocturne du globe, elle peut être suivie à l’œil nu pendant plusieurs heures. La phase de totalité, correspondant à l’immersion complète de la Lune dans l’ombre terrestre, dure généralement près de deux heures.
Selon les données relayées par Economic Times, l’éclipse du 3 mars sera observable depuis les régions plongées dans la nuit au moment du phénomène. De son côté, la NASA précise que la phase de totalité devrait durer environ 59 minutes.
La coloration rouge de la Lune s’explique par un phénomène physique appelé « diffusion de Rayleigh », théorisé par le physicien britannique John William Rayleigh. Lors de l’éclipse, l’atmosphère terrestre filtre la lumière solaire et ne laisse passer que les longueurs d’onde les plus longues, correspondant aux teintes rouges, qui viennent éclairer la Lune plongée dans l’ombre.
À l’inverse, une éclipse solaire se produit lorsque la Lune s’interpose entre la Terre et le Soleil. Ce type d’événement est beaucoup plus localisé, l’ombre projetée ne couvrant qu’une bande étroite à la surface de la Terre, rendant son observation impossible en dehors de cette zone.