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Projet de loi sur «la sécurité nationale éducative» : La Tunisie immunise son école et ses enfants

  • 27 février 17:15
  • 5 min de lecture
Projet de loi sur «la sécurité nationale éducative» : La Tunisie immunise son école et ses enfants

En concrétisation des directives claires et transparentes du Président Kaïs Saïed, les députés s’apprêtent à discuter et à adopter dans les jours à venir un projet de loi d’une valeur historique avérée et d’une portée civilisationnelle certaine.

Il est question d’une loi ambitionnant la sécurisation de l’école nationale, la protection de nos élèves et leur immunisation contre toutes les formes de violence, sans oublier l’éradication du fléau des stupéfiants qui touche nos enfants et aussi certains de nos étudiants.

Il s’agit du projet de loi appelé «loi sur la sécurité nationale éducative» qui constituera un acquis législatif digne de la Tunisie du 25 Juillet et de la place de choix qu’elle occupe dans le concert des nations démocratiques et aussi souveraines.

La Presse — Maintenant qu’il n’est plus possible ou acceptable, sous n’importe quelle  justification, que se poursuivent les actes de violence au sein et aux alentours de nos écoles (avec tous les cycles, y compris nos universités), que le Président de la République a fait de l’éradication de ce fléau l’un de ses dossiers prioritaires et que les ministères de l’Education et de l’Intérieur ont décidé d’appliquer les injonctions présidentielles appelant à renforcer au maximum la sécurité policière de nos institutions scolaires, sans oublier la responsabilité due aux directeurs et au personnel dirigeant des établissements éducatifs en matière de protection des écoles contre l’invasion ou même l’entrée des étrangers quelles que soient les causes qu’ils invoquent, y compris la rencontre des instituteurs ou des professionnels pour évoquer avec eux les difficultés que trouvent leurs enfants en suivant les cours, il est significatif de relever l’apparition dans le paysage politique national d’un nouveau concept qui vient s’ajouter au lexique politique national dominant.

Il s’agit, en effet, du projet de loi soumis pour discussion et éventuellement adoption par le Parlement sous l’appellation «loi sur la sécurité nationale éducative». C’est-à-dire la création prochainement d’un corps de police dénommé « police éducative» et pourquoi pas la naissance d’un ministère ou d’un secrétariat d’Etat qui sera chargé de la mission de sécuriser l’école nationale et de l’immuniser contre les apôtres de la violence, les dealers et aussi les parents irresponsables qui ont perdu tout sens de retenue et envahissent, à un rythme quasi-quotidien, les écoles pour insulter les éducateurs et les éducatrices et les violenter devant leurs élèves, avec une préférence poussée pour les institutrices et les enseignantes enceintes.

Ils oublient que désormais, et grâce à la volonté farouche du Président de la République, personne n’est au-dessus de la loi et que ceux qui offraient leur protection grassement payée politiquement et financièrement aux fautifs sont aujourd’hui dans les prisons pour répondre de leurs crimes.

De nos jours, la mobilisation étatique et citoyenne en vue de l’immunisation de l’école nationale, en concrétisation des directives présidentielles transmises dernièrement aux ministres de l’Intérieur et de l’Education, n’est pas une affaire qui concerne uniquement les départements de l’avenue Bourguiba et de l’avenue Bab Bnat.

Elle est, en réalité, un dossier qui touche l’ensemble de la population sans exception, ni distinction parce qu’il est question de l’avenir du pays et de la réussite du plan national de développement égalitaire, de l’édification et de la construction d’un devenir à la mesure des ambitions que nourrissent les Tunisiens légitimement dans l’objectif d’élever «la Vérité» au rang d’un acteur incontournable dans le processus visant à instaurer un nouvel ordre international fondé sur la justice pour tous, le progrès équitablement partagé entre tous les peuples de la planète et la solidarité effective rompant définitivement avec les promesses creuses et les aides au développement obéissant à des agendas politiques louches.

Il est maintenant un devoir absolu que les députés ont l’obligation de relever: la nécessité d’adopter avec célérité le projet de loi qui leur est soumis via la commission de la législation générale et d’éviter au maximum les discussions stériles et les ajouts qui pourraient renvoyer le projet de loi aux calendes grecques.

Faute d’un député ou de plusieurs qui obéiront aux ordres qui leur viendront de l’étranger leur ordonnant d’étouffer le projet dans l’œuf. Sauf que les patriotes qui meublent l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), épaulés par leurs collègues du Conseil national des régions et des districts (Cnrd), sauront imposer la volonté du peuple.

Auteur

Abdelkrim DERMECH

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