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Crise énergétique en vue : que signifie la fermeture d’Ormuz pour l’Europe et l’Asie ?

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  • 28 février 20:25
  • 3 min de lecture
Crise énergétique en vue : que signifie la fermeture d’Ormuz pour l’Europe et l’Asie ?

Le trafic maritime et le transit des pétroliers et méthaniers à travers le détroit d’Ormuz ont été interrompus après l’annonce par Téhéran de la fermeture de ce passage stratégique, en réponse à des frappes militaires américaines et sionistes visant le territoire iranien.

Cette décision fait craindre un choc majeur sur l’approvisionnement énergétique mondial, en particulier pour les marchés asiatiques et européens.

Selon des données de suivi maritime et des avertissements émis par la UK Maritime Trade Operations, la fermeture du détroit bloque environ 20 millions de barils de pétrole par jour, ainsi que près de 20 % du commerce mondial de gaz naturel liquéfié.

Des projections économiques estiment que les prix du pétrole pourraient dépasser les 150 dollars le baril en raison du déficit immédiat d’approvisionnement sur les marchés internationaux.

Cette situation pourrait entraîner une forte hausse des coûts du transport maritime et des primes d’assurance contre les risques de guerre, alimentant une nouvelle vague d’inflation à l’échelle mondiale.

Face à ces tensions, les banques centrales pourraient être amenées à maintenir, voire à renforcer, leurs politiques monétaires restrictives afin de contenir les pressions inflationnistes.

Sur le plan sécuritaire, la fermeture du détroit pourrait conduire à la formation d’une coalition militaire internationale chargée de protéger les navires commerciaux et de garantir la liberté de navigation.

Une éventuelle réouverture nécessiterait notamment la neutralisation des systèmes de missiles côtiers et des radars, ainsi que le déploiement de dragueurs de mines pour sécuriser les voies maritimes.

Des observateurs estiment également que l’Iran pourrait recourir à des tactiques de guerre électronique, notamment le brouillage des systèmes de navigation et l’utilisation de drones.

En parallèle, plusieurs pays envisagent de puiser dans leurs réserves stratégiques de pétrole afin d’atténuer l’impact de la hausse des prix. Des solutions logistiques alternatives sont également à l’étude, notamment le recours à des oléoducs terrestres comme la ligne Est-Ouest en Arabie saoudite ou le pipeline Habshan-Fujairah aux Émirats arabes unis.

Toutefois, la capacité combinée de ces infrastructures, estimée à environ 2,6 millions de barils par jour, reste très inférieure aux volumes habituellement transportés par le détroit d’Ormuz.

Passage clé pour le commerce énergétique mondial, le détroit d’Ormuz concentre une part essentielle des exportations de pétrole et de gaz du Golfe. Toute perturbation prolongée de la navigation dans cette zone stratégique est susceptible d’avoir des répercussions majeures sur l’économie mondiale.

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Auteur

La Presse

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