Natation – Rami Rahmouni ne nagera plus pour la Tunisie : On s’y attendait
La Presse — Il fallait être niais, pour ne pas comprendre que Rami Rahmouni faisait marcher son monde, pour faire revenir le calme et opter pour un autre pays (l’Arabie Saoudite).
En effet, tout en laissant passer l’orage, il a pris soin de ne plus participer sous les couleurs tunisiennes durant plus d’une année pour être dans les normes exigées.
Il a prétendu être blessé. C’est possible, mais nous n’avons pas à mener l’enquête. C’est à ceux qui… étaient responsables de son dossier de le faire et de s’expliquer.
Et ce dossier n’a pas été sérieusement pris en main. Souvenons-nous qu’il y a quelques semaines, nous étions dans le doute à propos de Ayoub Hafnaoui.
Sa situation ne s’est arrangée que quand nous avons appris qu’il s’était décidé de rejoindre son ami Ahmed Jaouadi aux USA.
Ce départ de Rahmouni est une perte pour la natation tunisienne, car elle y perd l’apport de toute une génération. Mais en étudiant de plus près la situation, il y a des circonstances atténuantes pour ce jeune qui demeure, où qu’il aille, notre enfant.
Du point de vue «sportif», cela pourrait se comprendre. Il a beau avoir des qualités, tant que le duo Jaouadi- Hafnaoui est sur les rangs, il ne pourra jamais participer sous les couleurs tunisiennes.
A moins de changer de spécialité. Rami Rahmouni n’a aucune possibilité d’accéder en finale aux prochains JO, s’il garde la nationalité tunisienne.
Pour la bonne raison qu’il ne pourra pas y participer. En effet, seuls 2 finalistes par pays y ont droit. Donc, avec Jaouadi et Hafnaoui, il n’a aucune chance de nager la finale.
On le lui a fait comprendre pour précipiter son choix. D’après les techniciens, il ne possède pas les qualités pour être pleinement candidat à un podium sur d’autres distances.
Sentimentalement, nous refusons cette désertion qui pourrait d’ailleurs ouvrir la porte à d’autres départs.
Pour le reste, un podium c’est une succession d’événements. Tout peut arriver et en sport la victoire et l’échec font partie du jeu.
Espérons quand même qu’il deviendra le futur poisson-pilote de la natation saoudienne et qu’il encouragera son émancipation, tel que l’ont fait nos techniciens dans d‘autres disciplines.
Pour la natation tunisienne, la meilleure réponse serait, bien sûr, de révéler de nouveaux champions. Et s’en occuper.