Passeport biométrique, identité numérique, bulletin n°3… pourquoi certains projets prennent du retard ?
Le ministre des Technologies de la communication, Sofiene Hemissi, a souligné, la nécessité de poursuivre la digitalisation des services publics, notamment à travers la généralisation progressive de la facturation électronique, sans en annuler ni en reporter l’application, a rapporté samedi 28 février 2026, le département des Technologies de la communication.
Auditionné vendredi, par la commission parlementaire de l’organisation de l’administration, de son développement, de la digitalisation, de la gouvernance et de la lutte contre la corruption, le ministre a indiqué que l’année 2026 marquera le lancement effectif de la digitalisation complète de l’administration.
“Malgré certaines difficultés d’ordre pratique rencontrées dans la mise en œuvre des projets de transformation numérique, l’État poursuit résolument cette démarche, qui n’est plus un simple choix technique mais un axe stratégique majeur”, a-t-il affirmé.
Par ailleurs, Hemissi a indiqué que des efforts sont engagés pour remédier aux dysfonctionnements relevés au niveau des services postaux, notamment à travers des recrutements progressifs et l’amélioration de la couverture réseau.
Ces actions concernent aussi bien l’intervention du ministère dans les zones blanches que celle de l’Instance nationale des télécommunications dans le cadre des contrats conclus avec les opérateurs.
Le ministre a en outre présenté les principaux programmes et projets en cours ainsi que ceux programmés pour 2026, précisant que 192 projets sont actuellement suivis, avec un taux moyen d’avancement de 52 %, répartis entre plusieurs ministères et structures publiques, d’après la même source.
Parmi les priorités, a-t-il dit, figurent la généralisation de la facturation électronique, la mise en place de l’identifiant fiscal en ligne, le système d’information de l’assurance maladie, le bulletin n°3 ainsi que d’autres projets structurants.
Abordant les défis à relever, le ministre a évoqué l’augmentation des risques liés à la cybersécurité et à la souveraineté numérique, ainsi que la résistance au passage du support papier au numérique.
De leur côté, les députés ont appelé à accélérer la digitalisation de l’administration, notamment des services directement liés au citoyen, afin de simplifier les procédures, réduire la bureaucratie et lutter contre la corruption, et l’évasion fiscale.
Ils ont également insisté sur la nécessité de garantir un accès équitable et abordable aux services des technologies de l’information et de la communication dans toutes les régions, afin de réduire la fracture numérique et d’améliorer la qualité de vie des citoyens.
Les parlementaires ont, par ailleurs, relevé la lenteur de certains projets, tels que l’identité numérique, la carte de soins, la carte d’identité nationale et le passeport biométrique, soulignant l’importance d’accélérer l’interopérabilité entre les différentes structures publiques.
Ils se sont interrogés sur l’état d’avancement de plusieurs plateformes nationales, notamment celle dédiée au recrutement des diplômés de l’enseignement supérieur en situation de chômage prolongé.
Enfin, plusieurs intervenants ont évoqué les difficultés rencontrées au niveau des services postaux, notamment le manque de ressources humaines, l’insuffisance du nombre de bureaux et la faiblesse de la couverture réseau dans certaines régions.