Fixation des compétences sur le sol national : Les fruits d’une démarche exceptionnelle
Il est une bataille d’une dimension nationale que les Tunisiens ont l’obligation absolue de livrer ensemble.
Il s’agit de la nécessité impérieuse de concrétiser les appels répétés du Chef de l’Etat à la protection de nos «ressources humaines» contre l’expatriation, les encourageant ainsi à se fixer sur le sol national.
Et la meilleure incitation porteuse est bien celle d’ouvrir la voie à ces compétences pour qu’elles participent activement à la conception et à l’exécution des plans de développement de leurs contrées via les conseils locaux, régionaux et des districts.
La Presse — L’exode ou l’émigration frénétique des compétences tunisiennes spécialisées comme les médecins, les ingénieurs et aussi le personnel para-médical, plus particulièrement les infirmiers, est-il évalué ou étudié convenablement par les responsables tunisiens dans le sens d’imaginer une solution à même de permettre à la Tunisie de conserver ses ressources humaines et donner les moyens à nos élites l’opportunité de faire œuvre utile et de faire montre de reconnaissance à la communauté nationale pour les sacrifices qu’elle a consentis durant de longues années afin qu’elles reçoivent la formation leur ayant ouvert les portes de l’Europe, de l’Amérique et aussi des pays du Golfe?
Une autre interrogation qui tient à cœur les citoyens patriotes qui se soucient effectivement de la nécessité de l’édification du devenir national.
Quand sonnera l’heure pour que le gouvernement prenne la décision de concrétiser l’approche prospective du Président de la République qui appelle quotidiennement à la réunion des meilleures conditions de travail à nos compétences et expertises afin qu’elles puissent résister aux tentations financières des pays de l’Occident qui les séduisent et les poussent à préférer les pays de la neige ou de la chaleur insupportable au détriment de leur pays qui a besoin de leur expérience, de leur savoir et de leur imagination ?
La guerre ou la bataille de libération nationale conduite par le Chef de l’Etat sous le signe de la persévérance et du courage en vue d’asseoir les conditions objectives de la consécration de la souveraineté effective ne concerne pas uniquement les positions à caractère politique, économique, culturel ou même environnemental.
Elle cible également la préservation de nos élites et la persuasion de ceux parmi nos jeunes diplômés ayant déchanté du fait de la propagande obscurantiste qu’ils ont à la fois et le devoir de rester dans leur pays pour servir ses plans de développement et d’essor économique.
Surtout que ces mêmes plans sont de nos jours, grâce à la gouvernance avant-gardistes du Président de la République, élaborés par ces mêmes compétences associées, à travers les conseils locaux, régionaux et les conseils des districts, à l’œuvre de conception et aussi de concrétisation des idées et des approches ayant pour objectif l’élevation de la Tunisie au rang d’une nation respectée sur le plan international.
Et quand on découvre, à travers les journaux, malheureusement, les quelques lignes réservées aux activités et aux propositions des jeunes membres des conseils régionaux ou locaux et aussi les solutions et les initiatives soumises par les membres du Conseil national des régions et des districts (Cnrd), on ne peut que reconnaître que l’approche politique du Chef de l’Etat, fondée essentiellement sur l’écoute du peuple et la concrétisation de ses ambitions, est en train de porter ses fruits. Dans le sens que le paysage politique actuel n’est plus dominé par les politiciens des partis ou par les «pseudo-militants de la société civile» obéissant à l’aveuglette aux ordres de leurs patrons étrangers.
Aujourd’hui, il est un réel motif de fierté de constater que ces sont les jeunes compétences des villages et des douars qui décident librement et en toute responsabilité de l’avenir de leurs régions libérées du diktat des partis ayant essaimé aux premières années de la révolution et qui ont aujourd’hui disparu de la circulation faute de crédit et de l’argent sale des régions étrangères et faute aussi de la conviction de leurs commanditaires qu’ils n’ont plus besoin de leurs sales besognes.
Il s’agit maintenant de s’engager dans la voie de l’effort, de l’imagination et de la créativité en vue de soutenir les ambitions et de concrétiser les promesses réalistes du Chef de l’Etat tendant à maintenir les hautes compétences sur le sol national. Et aussi offrir l’opportunité aux jeunes ingénieurs la chance d’exercer leur profession chez eux. Et l’accord signé vendredi par le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Riadh Chaoued, avec un groupe français en vue du recrutement de quatre cents ingénieurs spécialisés dans l’industrie électronique constitue un exemple à suivre sur la nature de la coopération suivie par notre pays en vue de permettre aux élites d’accéder à un poste d’emploi à la mesure de leur formation.
On apprend également que le programme en question a démarré en mai 2025 et qu’il a profité jusqu’ici à près de quinze mille jeunes (garçons et filles) œuvrant dans des secteurs à l’instar de l’électronique, de l’aviation et des pièces de rechange de voiture.