Le CA corrige sévèrement l’ESM : Une Manita qui en dit plus…
Dans un stade Hamadi-Agrebi en fusion, Faouzi Benzarti a retrouvé sa puissance offensive de feu, un milieu impressionnant de technicité et une défense irréprochable sur ses rares sollicitations.
La Presse —La vengeance était bouillante à Radès pour un CA revanchard après avoir cédé à l’aller face à l’Etoile Sportive de Métlaoui. Le résultat ne s’est pas fait attendre avec des Clubistes survoltés dès l’entame de la partie, concluant leur partition avec un avantage de cinq buts au tableau d’affichage.
Dimanche dernier aussi, le Club Africain avait, semble-t-il, un message à faire passer à la concurrence : le onze de Benzarti est en plein essor et cela se traduira sur le terrain par un rendement nettement prononcé.
Et lorsque la victoire est agrémentée d’une démonstration de cette ampleur, l’on peut affirmer que l’équipe est bien partie pour défendre crânement ses chances jusqu’au bout.
Un début de dimanche après-midi clairement pas comme les autres donc, de ce but-éclair de Khadhraoui en guise de mise en bouche, à un premier quart d’heure de jeu débridé de part et d’autre, à l’image de l’intensité des débats, avec un jeu de possession dynamique des Clubistes. Après coup, même si le «thème» de cette affiche a tourné à la correction, avec un CA pugnace et extrêmement déterminé, avec du recul l’on peut penser que la partie était pliée dès la pause.
Mais comme rarement cette saison, à l’exception du match face à la JSO, les joueurs de Faouzi Benzarti ont continué d’appuyer sur le champignon pour empiler les buts jusque dans le temps additionnel.
Il fallait voir à un quart d’heure de la fin Ghaith Zaâlouni se dépêcher d’aller chercher un ballon sorti en six mètres pour que ce dernier soit joué vite. De quoi provoquer un véritable sentiment de jouissance dans les travées de Radès, jamais rassasiées.
La profondeur du banc clubiste
Dans un stade Hamadi Agrebi incandescent, les Clubistes n’ont quasiment rien laissé aux miniers. Guidés alors par un Hamza Khadhraoui taille patron, des latéraux volants et buteurs, tels que Shili et Zaâlouni, une tête pensante, en l’occurrence Aymen Harzi, une recrue offensive qui perce, Oussema Bouguerra, un serial buteur impitoyable, soit Firas Chawat (suspendu pour le prochain en raison d’une somme d’avertissements), des axiaux toujours en état d’alerte maximum, la paire Ben Abda-Bouabid, et surtout une profondeur de banc des plus garnis.
Bref, en football, qui «veut aller loin, ménage sa monture», et le CA peut se permettre de prendre certaines précautions avec ces joueurs et ne pas trop tirer sur la corde raide. Face à une défense de l’ESM qui a complètement pris l’eau, le CA a donc fait étalage de sa supériorité de manière ostentatoire. Et encore, l’addition aurait pu être bien plus salée.
Si l’on ne peut pas les targuer d’un manque d’efficacité étant donné le résultat, les clubistes auraient largement pu alourdir le score. Qu’à cela ne tienne, pour le CA maintenant, ce match à sens unique va lui permettre d’aborder avec une grande confiance son déplacement de Ben Guerdane pour y croiser l’USBG dimanche prochain. Après avoir retrouvé de la fluidité dans le jeu, avec un pressing plus abouti et de la réussite au bout, le CA doit à présent élever davantage son niveau d’exigence à l’épreuve d’une USBG toujours aussi coriace à manier dans son fief.