Crise endémique des caisses sociales : Il faut guérir ou partir
La question des caisses sociales est plus que jamais à l’ordre du jour. Elles doivent guérir de leurs maladies chroniques et repartir sur de nouvelles bases, à défaut de périr et de disparaître à jamais.
Le Chef de l’Etat et les Tunisiens exigent des solutions rapides et durables qui permettent aux affiliés de se sentir réellement qu’ils sont des citoyens à part entière et dignes d’appartenir à la Tunisie du 25 Juillet.
La Presse — La résolution des crises de la Caisse nationale de retraite et de prévoyance sociale (Cnrps), de la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss) et de la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam) est-elle devenue un dossier impossible à traiter par le gouvernement, et les affiliés de ces caisses sont-ils, désormais, dans l’obligation de chercher ailleurs où placer leur argent pour pouvoir récupérer leur droit à une pension de retraite ou à une prime de médication digne des efforts qu’ils ont consentis durant des décennies pour que la Tunisie accède pleinement et méritoirement au stade d’un pays modèle assurant la sécurité sociale de ses citoyens actifs et retraités ?
On pose la question et on salue la détermination ininterrompue du Président Kaïs Saïed à réunir toutes les conditions à même de consacrer le droit absolu des Tunisiens à vivre dans un pays où les seniors sont considérés comme des partenaires incontournables dans l’œuvre nationale de développement. Et où leur droit élémentaire à la dignité et à l’estime est concrétisé réellement et avec la célérité effective, via leur accès à des pensions respectables et à des soins de qualité et aussi à un suivi médical digne de la Tunisie du 25 Juillet.
Et il n’est plus acceptable de créer de fausses justifications souvent avancées par les responsables de ces caisses et aussi par le ministre des Affaires sociales, à savoir que la crise est un lourd héritage qu’ils n’ont pas les moyens de lever.
Parce qu’en réalité, il n’existe aucun héritage impossible à éradiquer si on s’arme de la culture de l’initiative et de l’imagination prônée, à un rythme régulier, par le Chef de l’Etat, qui ne rate aucune apparition médiatique pour dire aux Tunisiens: «Les caisses sociales ne sont pas condamnées à perdre de l’argent et à menacer leurs affiliés dans leurs pensions et leurs droits à des soins de qualité».
Ce sont plutôt des responsables insouciants qui bloquent toutes les solutions à même de réhabiliter ces caisses et de les réconcilier avec leurs affiliés et aussi de mettre un terme définitif à ces longues files qui attendent périodiquement longuement que la Cnss, la Cnrps et aussi la Cnam daignent leur servi leurs droits.
Lundi 2 mars, le Chef de l’Etat a reçu la Cheffe du gouvernement, Mme Sarra Zaâfrani Zenzri, pour lui signifier clairement : «Les Tunisiens ne peuvent plus attendre les solutions impossibles à réaliser. Ils ne veulent et ils ne peuvent croire les promesses creuses faites par des pseudo-experts qui n’ont jamais connu le terrain et qui n’ont appris qu’à discuter et à parler indéfiniment».
«Il est maintenant urgent et impérieux que l’on imagine et que l’on applique une recette purement tunisienne afin que nos caisses sociales puissent honorer leurs engagements. Et aussi garantir leur pérennité plus que jamais menacée sérieusement», ajoute le Chef de l’Etat. En réponse à un sentiment général partagé par l’ensemble des Tunisiens, qu’ils soient encore actifs ou se préparant à faire valoir leurs droits à une retraite paisible.
Ce sentiment se résume en une petite phrase : «Avons-nous encore besoin de ces caisses après avoir découvert, preuves à l’appui, qu’elles ont failli à leur mission et que les gens qui les dirigent n’ont plus besoin d’un expert ès sciences physiques ou nucléaires pour que l’on soit convaincu de leur incompétence ?».