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FMI : Les retombées de la guerre dépendront de sa durée

  • 4 mars 13:12
  • 2 min de lecture
FMI : Les retombées de la guerre dépendront de sa durée

Si les réflexions et les pronostics autour des retombées de la guerre au Moyen-Orient n’ont pas tardé à tomber aussitôt celle-ci déclenchée, les spécialistes restent réservés et estiment qu’il est encore très tôt pour se prononcer.

L’impact de la guerre au Moyen-Orient sur l’économie mondiale dépendra de sa durée et des dommages causés aux infrastructures et aux industries de la région, en particulier si les augmentations des prix de l’énergie sont de courte durée ou persistantes, a déclaré mardi le premier directeur général adjoint du FMI, Dan Katz.

S’exprimant en marge de la conférence « Future of Finance » à Washington, Katz a souligné que le conflit « a certainement le potentiel d’avoir un impact considérable sur l’économie mondiale à travers une série d’indicateurs, qu’il s’agisse de l’inflation, de la croissance, etc.

Mais il est encore trop tôt pour avoir une conviction ferme sur l’impact probable de ce conflit ».

Katz a, en outre, précisé que l’impact économique découlera des développements géopolitiques et de la persistance du conflit.

Toutefois les retombées de la guerre ont d’ores et déjà commencé à se faire sentir à plusieurs niveaux.

Le baril de Brent, la référence mondiale, a, ainsi, dépassé lundi les 80 dollars atteignant son niveau le plus élevé depuis juillet 2024. Des analystes estiment qu’il pourrait même finir par dépasser les 100 dollars.

La guerre a également déclenché une vague d’incertitude sur les marchés financiers qui ont nettement reculé depuis lundi sur fond de l’envolée des prix du gaz et du pétrole.

Par ailleurs le blocage du détroit d’Ormuz perturbe la navigation de nombreux navires dans la zone.

Les plus grands armateurs mondiaux  notamment le groupe italo-suisse MSC, le danois Maersk, le français CMA CGM, l’allemand Hapag Lloyd et le chinois Cosco, ont ordonné à leurs bateaux de se mettre à l’abri, alors que le trafic maritime est à l’arrêt.

Le déclenchement de la guerre a également provoqué un bouleversement du trafic aérien et par conséquent du tourisme : Des milliers de vols ont, en effet, été annulés entre samedi matin et mardi au Moyen-Orient, certains espaces aériens ayant été fermés, tout comme des aéroports de la région.

Auteur

Nadia CHAHED

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