Meherzia Touil et Nadi El Assil au Festival de la médina : Du pur tarab tunisien
Quelques spectateurs mélomanes ont assisté à la prestation de cette artiste à la voix veloutée dont la carrière artistique n’a pas évolué depuis ses débuts dans les années 2000.
La Presse —Le Festival de la médina continue de gratifier le public de soirées ramadanesques animées par des concerts variés où la musique traditionnelle à l’instar du malouf ou d’autres chants du terroir remixés au goût du jour ou encore du jazz pour apporter une note moderne et un autre son de cloche et attirer notamment un public de jeunes.
Samedi 28 février 2025 au Théâtre municipal, la troupe Nadi El Assil est venue spécialement de Sfax pour présenter un concert de musique avec comme invitée d’honneur la chanteuse Meherzia Touil. Malheureusement, le Théâtre était presque vide.
Quelques spectateurs mélomanes ont assisté à la prestation de cette artiste à la voix veloutée dont la carrière artistique n’a pas évolué depuis ses débuts dans les années 2000. Pourtant, elle a bénéficié du soutien de compositeurs de renom dont Abdelkarim Shabou.
La soirée, animée par l’historien Abdessatar Amamou, a démarré avec la troupe El Assil dont la chorale a interprété du «Bachraf», «Abyet Hussein», «Ayouha Saqi», «Barouel Hussein» et «Ya Khil Salem».
Quant à la vedette de la chorale Ghada Jemal, elle a chanté «Ghzali Nafar» mélodies célèbres connues grâce à la voix de Saliha qui avait fréquenté la Rachidia.
L’orchestre et la chorale dirigés par le maestro Youssef Trabelsi, tous vêtus en costumes traditionnels pour la circonstance, ont montré une grande maîtrise du chant et de la musique.
Une prestation sans faute applaudie par l’auditoire. La deuxième partie du concert a été consacrée à la talentueuse chanteuse Meherzia Touil qui a interprété cinq chansons du répertoire de la Rachidia : «Dar El Falek», «Kahtem», «Fouq El Chajara», «Yali Dhalimni» et «Hazet Al Baha».
Des refrains toujours fredonnés par la majorité des chanteurs tunisiens lors de différentes occasions : festivals ou soirées de célébration de mariages. Un répertoire encore prisé par les mélomanes.
C’est donc avec son timbre de voix doux ni trop fort, ni trop bas (middle voice) que Maherzia Touil a séduit le public et l’a enchanté par sa présence calme et pondérée.
Le troisième volet de la soirée, la troupe Nadi El Assil a de nouveau repris quelques chansons dont certaines sont moins connues comme «Khetem Ala Man Tekoun», «Ya Salama» et «Wassla fi Tabaâ Naoua».
Puis, pour terminer, la chorale a gratifié la salle avec «Jessmi Baîd», «Mahlaha Tabthilit Aini», «Maâmoulek Lilahh» et «Kari Wa Allem».
Une soirée de «tarab tounsi» 100% qui s’inscrit parfaitement dans la cadre du Festival de la médina qui fête cette année ses 42 ans.
