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Point de vue : Médias brouillés !

  • 4 mars 20:00
  • 3 min de lecture
Point de vue : Médias brouillés !

La Presse  On n’est plus dans l’ère de la télévision unique ou de quelques chaînes contrôlées indirectement par le régime en place.

Les choses ont évolué pour vivre aujourd’hui une multiplication extraordinaire et « incontrôlables» des supports visuels, écrits ou audio.

Des plateformes spécialisées aux simples pages virtuelles sur les réseaux sociaux en passant par les chaînes youtube,  tout le monde a la possibilité de diffuser un contenu sportif, culturel, de loisirs et n’importe quel sujet.

Pour le sport, même ces plateaux télé et ces émissions radio n’ont plus le même audimat et la même attractivité d’il y a dix ans.

Les gens ne lisent plus, ne regardent plus et n’écoutent plus comme avant les médias classiques.

Et puisque les gens ont accès aux réseaux sociaux, tout le monde s’exprime à tort et à travers au sujet de son club pour dire ce qu’il veut.

Aujourd’hui, on a des discussions instantanées, des émissions, des « influenceurs » qui parlent du sport et qui ont volé la vedette aux médias classiques.

Mieux, les supporteurs créent des supports représentant non seulement le club, mais un groupe de supporteurs qui diffusent des infos et des contenus-maison tournés vers la propagande et qui s’attaquent aux clubs adverses et même aux groupes du même club.

Tout cela pour dire que ce paysage médiatique officiel (classique et vivant sur le passé) et celui « informel » incarné par les supports nouveaux sur les réseaux sociaux ne permettent plus au simple supporteur de distinguer les genres qu’on lui propose.

La tendance va de plus en plus vers des émissions de « buzz » où l’on cherche à imiter ce qui se fait sur les réseaux sociaux c’est-à-dire un contenu « people » et émotionnel avec des rixes entre représentants des clubs favoris et beaucoup d’intox et de sensationnel.

Ça se fait aussi à l’étranger, mais ce n’est pas le seul genre disponible. Ici, ces émissions tombent de plus en plus bas à l’image des animateurs et des chroniqueurs en grande partie bavards, émotifs et ennuyeux.

De plus, on s’imite les uns les autres si bien que toutes ces émissions se ressemblent. On a des dizaines de chroniqueurs qui disent les mêmes futilités à l’exception de quelques-uns qui se font des noms rien qu’en passant sur ces médias.

Dans les réseaux sociaux, c’est un autre monde avec des pages qui parlent de tout avec des gens parfois très minutieux qui parlent tactique (analyse data ) et aussi transferts, mais souvent des pages et des vidéos à côté de la plaque, voire médiocres et légères.

Il n’y a pas que les compétitions, les clubs et la vocation du sport qui ont changé, la communication et les médias l’ont été aussi.

Avec des dérapages et une vue brouillée qui ne permettent plus de se situer et d’échanger des idées et de mener des débats de haute qualité.

Auteur

Rafik EL HERGUEM

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