gradient blue
gradient blue
A la une Actualités

Digitalisation bancaire et financière L’art de transformer les défis en opportunités

  • 5 mars 17:15
  • 3 min de lecture
Digitalisation bancaire et financière L’art de transformer les défis en opportunités

En recevant, récemment, la ministre des Finances, le Président de la République a insisté sur l’urgence d’accélérer la numérisation et la digitalisation du secteur bancaire et des différentes transactions financières.

Une disposition qu’il qualifie d’irréversible pour progresser, performer et prévenir les risques, contre la corruption notamment. Toutefois, cette transformation nécessite une approche progressive et prudente pour éviter toute perturbation économique ou financière.

La Presse — Les banques tunisiennes doivent s’engager, d’ici peu, dans une nouvelle révolution technologique.

L’annonce par la Banque centrale de Tunisie de la fin de la 3 G au terme du premier trimestre de 2027, place nos banques devant l’obligation de se transformer rapidement. C’est que le rendez-vous semble trop important, sans aucun doute, mais complexe car nécessitant, comme le retient la BCT, de l’anticipation, de la progressivité et de la prudence.

Des prédispositions indispensables étant la délicatesse de cette transformation numérique et l’ampleur de ses exigences financières.

Il s’agit, de toute évidence, d’une nouvelle démarche vers la performance bancaire, qui repose, désormais sur l’agilité, la précision, la fiabilité et la traçabilité.

Une réglementation adaptée

N’oublions pas que les enjeux du marché économique international ont fait de la numérisation ou encore de la digitalisation, des orientations irréversibles pour parfaire l’expérience client, élever le niveau de sécurisation face aux éventuelles menaces, optimiser l’efficacité opérationnelle, élargir, bien entendu, la capacité concurrentielle et pour accéder aux produits à haute valeur ajoutée.

Mais le plus important serait, comme l’attestent les spécialistes, l’accès aux hautes technologies comme l’intelligence artificielle, ce qui aiderait, non seulement de résister à la concurrence mais, également, de bien se positionner dans un environnement bancaire et financier international totalement dématérialisé.

Toutefois, pour bien conduire cette transformation, il est nécessaire, avant tout, de s’adosser à un cadre réglementaire solide. Une disposition qu’on pense nécessaire pour contenir toute concurrence déloyale et prévenir les risques, les fraudes numériques, notamment.

Certes, les banques tunisiennes ont fait des progrès remarquables dans ce domaine. D’ailleurs, les dernières estimations confirment qu’en 2025-2026, nos institutions ont réussi des avancées importantes  en renforçant la protection des données, adoptant les normes internationales et en développant, entre autres, l’IA pour approfondir la sécurisation. De telles dispositions qui ont permis à nos institutions de se positionner au 4e rang africain.

En somme, on admet que la révolution numérique n’est pas une simple tendance, mais une obligation, ou plutôt une chance de pouvoir transformer les défis en opportunités et prétendre, ainsi, à une rentabilité globale et totale. C’est tout simplement tout un art technologique.

Et c’est l’économie nationale, dans son ensemble, qui sera le grand bénéficiaire.

Auteur

Anis SOUADI

You cannot copy content of this page