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Ramadan – INSSPA : Attention à la surconsommation des produits laitiers et dérivés !

  • 5 mars 19:45
  • 5 min de lecture
Ramadan – INSSPA :  Attention à la surconsommation des produits laitiers et dérivés !

La santé des familles tunisiennes ne doit pas être laissée au hasard. Entre traditions culinaires et impératifs sanitaires, le juste milieu reste la meilleure voie.

Choisir des produits pasteurisés, respecter la chaîne du froid et éviter les circuits non contrôlés sont des réflexes simples qui peuvent éviter bien des désagréments.

En cette période où les tables se remplissent et où le partage est à l’honneur, protéger sa santé et celle de ses proches demeure le plus précieux des engagements.

La Presse — Lors du mois saint, les tables tunisiennes se parent de leurs incontournables produits. Au moment de la rupture du jeûne, un verre de lben bien frais, un bol de raïeb onctueux, des yaourts et des crèmes dessert viennent souvent compléter la chorba et les dattes.

Ces produits laitiers, ancrés dans nos habitudes alimentaires, sont synonymes de fraîcheur et de réconfort après une longue journée de jeûne.

Mais derrière cette image conviviale, une question mérite d’être posée : consommons-nous ces produits de manière raisonnable et sécurisée ? Un tout récent spot vidéo à caractère de sensibilisation de l’Insspa interpelle les esprits en apportant de précieuses recommandations.

Une place centrale sur la table du Ramadan

Durant Ramadan, la consommation de lait et dérivés connaît un pic notable dans les ménages tunisiens. Riches en calcium, en protéines et en vitamines, ces aliments sont recommandés pour leur apport nutritionnel, aussi bien pour les enfants que pour les personnes âgées, les femmes enceintes ou les nourrissons.

Le réflexe est compréhensible : après plusieurs heures sans boire ni manger, le lben ou le raïeb apportent une sensation immédiate d’hydratation et de légèreté. Les yaourts et crèmes dessert, eux, concluent le repas sur une note douce et rassurante.

Cependant, cette forte demande, notamment en produits traditionnels ou artisanaux, peut parfois exposer les consommateurs à des risques sanitaires, surtout lorsque l’origine et les conditions de conservation ne sont pas garanties. 

L’alerte des autorités sanitaires

Dans un récent rappel, l’Instance nationale de sécurité sanitaire des produits alimentaires (Insspa) insiste sur un point essentiel : si le lait et dérivés sont des aliments sains et bénéfiques, ils peuvent devenir dangereux lorsqu’ils ne sont ni pasteurisés ni correctement conservés.

Le lait cru ou les produits laitiers issus de circuits non contrôlés tels que le beurre artisanal, la ricotta, le fromage frais, le yaourt ou le beurre vendus sans traitement thermique peuvent contenir des germes invisibles à l’œil nu.

Ces micro-organismes sont susceptibles de provoquer diverses maladies, parmi lesquelles la brucellose, certaines infections cutanées ou encore des intoxications alimentaires parfois sévères.

Le danger est d’autant plus insidieux qu’il ne se voit pas : ni l’odeur, ni l’aspect du produit ne permettent toujours de détecter une contamination.

 Des gestes simples pour se protéger

Face à ces risques, les recommandations sont claires et reposent sur des gestes simples mais essentiels, à savoir privilégier le lait conditionné et pasteurisé ; choisir des produits laitiers pasteurisés ou stérilisés, issus de circuits contrôlés ; vérifier les dates de production et de péremption avant l’achat ; s’assurer que les produits sont correctement réfrigérés en magasin ; conserver le lait et les produits laitiers au réfrigérateur à une température ne dépassant pas 4 °C ; après ouverture, consommer rapidement le produit.

Quant au lait cru, s’il doit être consommé, il est impératif de le porter doucement à ébullition complète avant ingestion afin d’éliminer les germes potentiellement dangereux.

Trouver l’équilibre, sans céder à l’excès

Au-delà de la question sanitaire, la surconsommation elle-même peut poser problème. Trop de produits laitiers en un seul repas peuvent entraîner inconfort digestif, ballonnements ou déséquilibres alimentaires, surtout lorsqu’ils s’ajoutent à des plats déjà riches et copieux. Ramadan est un mois de spiritualité et de modération.

L’équilibre alimentaire fait partie intégrante de cet esprit. Varier les sources de nutriments, intégrer des fruits, des légumes et des protéines diversifiées, tout en maintenant une consommation raisonnable de produits laitiers, permet de préserver sa santé sur la durée.

La santé des familles tunisiennes ne doit pas être laissée au hasard. Entre traditions culinaires et impératifs sanitaires, le juste milieu reste la meilleure voie.

Choisir des produits pasteurisés, respecter la chaîne du froid et éviter les circuits non contrôlés sont des réflexes simples qui peuvent éviter bien des désagréments. En cette période où les tables se remplissent et où le partage est à l’honneur, protéger sa santé et celle de ses proches demeure le plus précieux des engagements.

Auteur

Mohamed Salem Kechiche

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