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Société

Campagne de lutte contre l’exploitation excessive des trottoirs, ça avance mais à deux vitesses !

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  • 6 mars 23:42
  • 3 min de lecture
Campagne de lutte contre l’exploitation excessive des trottoirs, ça avance mais à deux vitesses !

Tout en coordonnant avec le poste de police municipale de la région, la municipalité de Chihia (gouvernorat de Sfax) a mené une campagne de terrain visant à recenser les infractions quant à l’exploitation excessive des trottoirs et à prendre les mesures nécessaires.

Cette action s’inscrit dans le cadre de la lutte contre le phénomène d’exploitation excessive des trottoirs par les gérants de commerces et de cafés.

Dans un communiqué, la municipalité a souligné avoir procédé à l’enlèvement immédiat de tous les équipements installés illégalement par certains cafés sur les trottoirs, précisant que ces campagnes visent à dissuader les pratiques qui entravent la circulation des piétons et limitent leur droit à l’usage de trottoirs sécurisés. La municipalité a également précisé que « ces campagnes se poursuivront afin de garantir le rétablissement de l’ordre public et de protéger l’intérêt général des usagers de la route. », lit-on.

Il est à rappeler que plusieurs campagnes similaires de lutte contre l’occupation illégale de la voie publique et des trottoirs ont été menées à travers la Tunisie au cours du premier trimestre de l’année 2026

La Campagne nationale va bon train

Ces opérations s’inscrivent dans le cadre d’une stratégie nationale visant à libérer l’espace urbain et à assurer la sécurité des piétons. Plusieurs municipalités à l’intérieur du pays ont pris part à cette stratégie.

Et parmi les interventions recensées, on note l’opération effectuée le 1er mars 2026, à Cité El Khadhra à Tunis où une opération surprise a été menée par la police municipale ciblant les trottoirs, l’hygiène et les soirées musicales non autorisées dans les cafés et restaurants du quartier.

Parallèlement, une campagne de grande envergure a eu lieu dans différents gouvernorats du Grand Tunis le 12 février, visant à la fois la sécurité publique et le respect des périmètres d’exploitation commerciale.

Sans municipalités sur place, des quartiers oubliés …

Si la lutte contre les installations et autres étals anarchiques a été effective depuis le mois de janvier, avec l’enregistrement de différentes opérations ayant amené au démantèlement de près de 300 étals anarchiques qui obstruaient la voie publique, bien des municipalités continuent, hélas, de faire la sourde oreille.

Et ce, non seulement concernant l’exploitation excessive des trottoirs, mais aussi concernant la prolifération dangereuse des chiens errants et l’état lamentable des routes remplis de nid-de-poule.

C’est le cas à l’Aouina et à la Soukra qui, en dépit de leurs larges surfaces respectives, ne se réfèrent pas à une municipalité, mais à plus d’une municipalité, qui continuent de se jeter la balle. Deux zones ont tout à envier aux autres quartiers du pays où tout semble se rétablir.

Car les sièges municipaux y affichent absents et les responsables municipaux sont installés ailleurs, notamment à l’Ariana, à El Kram et à la Goulette et semblent donc avoir d’autres priorités…

C’est à croire que les services municipaux avancent en Tunisie à deux vitesses et que les habitants de ces quartiers, même s’ils se comptent par des centaines de milliers, payent leurs impôts et exercent leurs droits de vote, continuent de se faire oublier et de se sentir tels des citoyens de second rang…

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Auteur

Abir Chemli

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