gradient blue
gradient blue
Monde

Pour économiser énergie et carburant : les vacances de l’aïd débutent plus tôt à Bangladesh

  • 9 mars 10:40
  • 2 min de lecture
Pour économiser énergie et carburant : les vacances de l’aïd débutent plus tôt à Bangladesh

Le Bangladesh prévoit de fermer toutes les universités à partir de ce lundi 9 mars 2026, marquant ainsi le début anticipé des vacances de l’Aïd el-Fitr, dans le cadre de mesures d’urgence pour économiser l’électricité et le carburant, alors que le pays fait face à une crise énergétique aggravée par le conflit au Moyen-Orient.

Les autorités ont précisé que cette décision s’appliquera à toutes les universités publiques et privées à travers le pays. Selon les responsables, cette initiative permettra non seulement de réduire la consommation d’électricité, mais aussi d’alléger la circulation routière, contribuant ainsi à limiter le gaspillage de carburant.

Les responsables ont expliqué que les campus universitaires consomment d’importantes quantités d’électricité pour les résidences étudiantes, les salles de cours, les laboratoires et la climatisation. La fermeture anticipée devrait donc contribuer à soulager la pression sur le réseau électrique déjà fragilisé.

Il convient de noter que les écoles publiques et privées du Bangladesh sont déjà fermées pour le mois de Ramadan, ce qui signifie que la majorité des établissements scolaires du pays seront ainsi fermés pendant cette période.

Cette décision intervient alors que le Bangladesh fait face à une incertitude croissante concernant l’approvisionnement en carburant et en gaz, dans un contexte de perturbations sur les marchés mondiaux de l’énergie liées au conflit prolongé au Moyen-Orient.

Le pays, qui dépend des importations pour 95 % de ses besoins énergétiques, a imposé des restrictions quotidiennes sur la vente de carburant depuis vendredi dernier, suite à des scènes de panique et de ruée sur les stations-service pour constituer des stocks.

Le déficit sévère de gaz a déjà contraint le Bangladesh à suspendre les opérations dans quatre des cinq usines d’engrais publiques, tout en redirigeant le gaz disponible vers les centrales électriques pour éviter des coupures de courant généralisées.

Par ailleurs, le pays achète du gaz naturel liquéfié sur le marché spot à des prix beaucoup plus élevés, tout en recherchant des cargaisons supplémentaires pour combler les lacunes dans l’approvisionnement.

Lire aussi:  Tunisie : un temps froid et pluvieux attendu à l’approche de l’Aïd
Auteur

S. R

You cannot copy content of this page