En ces moments d’incertitudes du marché pétrolier : Les approches du Président Saïed en faveur de la transition énergétique
La question de l’énergie est revenue au centre des préoccupations à l’échelle internationale et locale suite à l’émergence du conflit armé dans la région du Golfe et du Moyen-Orient avec tous les risques qu’il fait peser sur les approvisionnements en hydrocarbures aussi bien en quantités qu’au niveau des prix qui commencent déjà à grimper vertigineusement.
La Presse — La Tunisie ne demeure pas en reste puisqu’elle doit faire face à une montée en flèche des prix du pétrole dans le sens où, fixé dans la loi de finances 2026 à une moyenne annuelle autour de 70 dollars, une augmentation d’un dollar du prix du baril de pétrole devrait entraîner un coût supplémentaire de l’ordre de 164 millions de dollars en terme de compensation. Autrement dit, une pression sur les dépenses publiques sera inévitable avec une affectation des prix à la consommation.
Ainsi, l’on revient à l’obligation d’activer, au plus vite, la stratégie nationale basée sur la recherche et la mise en œuvre de la stratégie nationale consistant en la recherche de solutions innovantes, comme n’a cessé de le répéter le Président de la République qui a, dès son accession à la magistrature suprême, prôné le principe du compter-sur-soi tout en dépassant les approches archaïques.
Dans cet esprit, le Chef de l’Etat a appelé, souvent, à miser sur la transition énergétique. Cette stratégie vise 35% d’énergies renouvelables (solaire/éolien) dans le mix électrique d’ici à 2030 et 50% d’ici à 2035, avec une réduction de 30% de la consommation d’énergie primaire.
En d’autres termes, notre pays n’a d’autre alternative que celle de diversifier ses ressources énergétiques d’où l’importance du Plan solaire tunisien (PST) qui constitue le pilier de ladite transition avec des projets photovoltaïques de 1,64 milliard de dinars déjà en cours pour réduire les importations de gaz. L’autre stratégie nationale, qui est en cours également, vise à positionner la Tunisie sur l’hydrogène d’ici à 2030.
Ce plan d’action devrait être appuyé, selon les experts, par des mesures d’accompagnement, qui vont mobiliser des investissements estimés à 3.67 MDT répartis respectivement à environ 0.97 MDT pour les énergies renouvelables et 2.7 MDT pour l’efficacité énergétique. La mise en œuvre du plan d’action et la mobilisation des acteurs locaux sont tributaires d’un ancrage institutionnel au niveau de la région. Dans les faits, il s’agit de mettre en place, toujours selon les spécialistes, une entité représentative au sein des conseils régionaux.
Dans le même ordre d’idées, la Tunsie a opté, sous la houlette du Président Kaïs Saïed, pour une accélération du concept de la transition énergétique en ciblant l’hydrogène vert, le solaire et la valorisation des déchets, sachant que ces mêmes mesures incluent le projet d’interconnexion Elmed avec l’Italie, l’équipement d’institutions publiques en panneaux photovoltaïques et la signature d’accords pour l’exportation d’énergie propre vers l’Europe.
Autre facteur déterminant pour réussir une transition énergétique fluide, la recherche scientifique, qui demeure un pilier fondamental en la matière afin d’être en phase avec les nouveautés dans le monde et d’établir des partenariats stratégiques tout en réduisant l’écart technologique et d’innovation, car il ne faut pas perdre de vue qu’un système énergétique résilient exige des actions de recherche pour mettre en application de nouvelles solutions ou adapter des solutions existantes au contexte local.
Rappelons que, dans le même cadre, le Chef de l’Etat a recommandé il y a, à peine deux mois, de travailler sur la production d’énergie à partir des déchets, surtout que ce procédé a démontré son efficacité dans plusieurs pays.
La prise de conscience est ainsi réelle, jusqu’au plus haut sommet de l’Etat, quant à l’impératif de trouver les remèdes en matière d’énergie afin de garantir un minimum d’indépendance dans ce secteur névralgique pour la stabilité socioéconomique du pays.