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Monde

Guerre au Moyen-Orient : la hausse des prix menace d’aggraver la faim dans le monde (ONU)

  • 10 mars 13:14
  • 3 min de lecture
Guerre au Moyen-Orient : la hausse des prix menace d’aggraver la faim dans le monde (ONU)
Image : illustration IA

L’escalade du conflit au Moyen-Orient pourrait entraîner une flambée des prix des denrées alimentaires et du carburant, a avertit le Programme alimentaire mondial (PAM) craignant des répercussions au-delà de la région et une aggravation de la faim dans le monde parmi les populations les plus vulnérables.

Selon le PAM les personnes qui étaient auparavant en situation précaire pourraient être poussées vers une insécurité alimentaire encore plus grave, rapporte l’ONU dans un communiqué.

Le conflit entraîne déjà des répercussions immédiates sur la sécurité alimentaire au Moyen-Orient. Au Liban, d’importants déplacements internes ont lieu au sein d’une population qui est confrontée depuis plusieurs années à une forte insécurité alimentaire. En Iran, les pressions économiques préexistantes aggravent la crise. La stagnation économique, la forte inflation alimentaire et la dépréciation rapide de la monnaie étaient à l’origine de l’insécurité alimentaire avant le conflit actuel, laissant les ménages avec une capacité limitée à absorber de nouveaux chocs, souligne la même source.

À Gaza, si certains points de passage ont depuis rouvert, les prix des denrées alimentaires restent élevés, ce qui continue de limiter l’accès à une alimentation abordable.

Au-delà du Moyen-Orient, le conflit provoque de « graves perturbations » dans la chaîne d’approvisionnement mondiale, avec un scénario sans précédent de « double goulot d’étranglement » pour le transport, qui affecte les marchés du transport maritime, de l’énergie et des engrais, avec des répercussions évidentes, note l’ONU.

Cette situation se matérialise déjà dans le détroit d’Ormuz, un passage stratégique pour le commerce mondial. Les perturbations dans cette voie de transit pour environ 20 % des expéditions mondiales de pétrole et de gaz, ont entraîné une baisse du trafic maritime, une hausse des risques navals et le détournement ou la suspension du fret commercial.

Le PAM avertit, par ailleurs, que si le conflit s’intensifie, la combinaison du détroit d’Ormuz et de la mer Rouge, autre passage stratégique pour le commerce mondial, pourrait créer « un scénario sans précédent de double goulot d’étranglement pour le commerce mondial et les flux énergétiques ».

« Si le scénario actuel devait perdurer, la hausse des prix du pétrole devrait entraîner une augmentation des prix des denrées alimentaires à l’échelle mondiale », prévient l’agence onusienne dans son dernier rapport de situation.

La situation actuelle menace non seulement les marchés mondiaux, mais complique aussi l’acheminement de l’aide humanitaire vers les populations vulnérables. « Cela augmente le risque que les personnes attendent plus longtemps pour recevoir de l’aide et soient confrontées à une insécurité alimentaire et à une malnutrition accrues ».

Plus largement, ces tensions sur le détroit d’Ormuz font grimper les prix du carburant et du transport. Selon le PAM, cela accentue donc « le risque d’une nouvelle inflation mondiale, avec des répercussions sur les prix des denrées alimentaires dans le monde entier ».

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Auteur

Nadia CHAHED

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