La guerre contre l’Iran oblige-t-elle la Tunisie à préparer un budget complémentaire ?
Le député à l’Assemblée des représentants du peuple, Abderrazek Aouidet, a estimé que la guerre contre l’Iran pourrait avoir des répercussions directes sur l’économie tunisienne, appelant les autorités à envisager l’élaboration d’une loi de finances complémentaire afin d’anticiper les effets de la flambée des prix du pétrole.
Dans une déclaration accordée à Diwan FM, Aouidet a souligné que l’escalade militaire aura des conséquences sur l’économie mondiale et que la Tunisie ne sera pas épargnée. Selon lui, l’impact se fera sentir notamment à travers la hausse des prix de l’énergie, en particulier du pétrole.
Le député a expliqué que la loi de finances pour l’année 2026 a été élaborée sur la base d’un prix du baril estimé à 63 dollars. Or, ce prix a désormais dépassé les 100 dollars à la suite du déclenchement de la guerre, ce qui pourrait creuser l’écart entre les prévisions budgétaires et la réalité du marché énergétique.
Dans ce contexte, Aouidet a évoqué la possibilité de recourir à une partie des fonds initialement destinés aux projets et aux programmes de développement, afin de les rediriger vers la consommation et couvrir le surcoût lié à la hausse des prix de l’énergie.
Par ailleurs, le député a condamné ce qu’il a qualifié d’« agression sioniste américaine contre l’Iran », estimant que cette guerre vise à affaiblir certaines puissances régionales afin de permettre à l’entité sioniste de renforcer sa position de force dans la région arabe et au Moyen-Orient.
Il a en outre averti que la victoire de l’entité sioniste et des États-Unis dans ce conflit pourrait avoir des conséquences négatives pour les pays arabes et conduire à l’émergence d’un « nouveau Moyen-Orient », un projet qui, selon lui, serait envisagé depuis le début des années 2000.