Nationalité tunisienne : vers un durcissement des conditions d’attribution
Le député Tarek Mahdi a présenté ce mardi 10 mars 2026 les grandes lignes d’une initiative parlementaire visant à réviser en profondeur le Code de la nationalité tunisienne. Intervenant sur les ondes de la Radio Nationale, l’élu a affirmé que ces amendements apportent des solutions concrètes aux défis posés par l’immigration irrégulière tout en encadrant plus strictement l’accès à la citoyenneté pour les ressortissants étrangers entrés illégalement sur le territoire.
La réforme cible principalement les critères de naissance et de résidence. L’amendement de l’article 8 prévoit de doubler la durée de résidence requise pour les parents apatrides, passant de cinq à dix ans, afin que leur enfant puisse prétendre à la nationalité.
Concernant l’article 9, la nouvelle mouture stipule que toute preuve de filiation établie ultérieurement, par quelque moyen que ce soit, annulera rétroactivement la nationalité tunisienne initialement accordée à un enfant né de parents inconnus.
Le texte apporte également des précisions techniques sur le statut des enfants trouvés. L’article 10 limiterait désormais la présomption de naissance en Tunisie aux seuls nouveau-nés âgés de 1 à 28 jours.
Par ailleurs, les conditions de naturalisation classique se durcissent avec une proposition de porter le délai de résidence habituelle de cinq à sept ans.
Tarek Mahdi a toutefois tenu à préciser que ces dispositions revêtent un caractère universel et s’appliquent à l’ensemble des naissances sur le sol tunisien, sans distinction d’origine.