Les magasins de vêtements d’occasion (fripe) connaissent une forte affluence en Tunisie, attirant une clientèle très variée allant des classes modestes aux familles aisées, a indiqué Sahbi Mellawi, président de la Chambre nationale syndicale des commerçants de vêtements d’occasion.
Intervenant ce mercredi 11 mars 2026 sur Express Fm, Mellawi a précisé que l’intérêt pour la fripe s’est particulièrement intensifié ces dernières années, surtout pendant les périodes de fête. Selon lui, les trois derniers jours ont enregistré une activité commerciale très soutenue, avec une hausse notable de la fréquentation des magasins spécialisés.
Il a également appelé les commerçants de vêtements neufs à adapter leurs prix au pouvoir d’achat des citoyens, soulignant que les vêtements d’occasion représentent une solution accessible pour toutes les catégories sociales.
Les prix dans les magasins de fripe varient selon la qualité des articles. Le coût d’une “tenue de l’Aïd” se situe généralement entre 20 et 150 dinars, permettant aux familles de se procurer des vêtements en adéquation avec leurs moyens. Les magasins proposent également des vêtements d’hiver et de demi-saison, répondant aux besoins variés des consommateurs.
Selon Mellawi, environ 40 % des clients se tournent vers les magasins de fripe, un phénomène qu’il qualifie de “double tranchant” : il permet à la fois de répondre aux besoins des citoyens et de servir toutes les couches sociales, tout en restant compétitif face aux vêtements neufs.
Ce marché en plein essor illustre l’importance croissante de la fripe dans la vie quotidienne des Tunisiens et son rôle dans la gestion du pouvoir d’achat dans un contexte économique tendu.